Notre univers est-il un trou noir ?

On peut dire sans paradoxe que du point de vue superlumineux un être humain «Â en vie » est déjà mort, encore mort, toujours mort.

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Curieusement, l’astrophysique, en tentant de décrire notre univers, a été appelée à définir une notion qui nous est devenue assez familière: celle du trou noir. Certaines étoiles peuvent s’effondrer sur elle-mêmes, leur rayon devenant égal à quelques dizaines de kilomètres ou moins. A ce moment, l’espace-temps est tellement creusé par cette masse énorme et hyperdense qu’il se forme une sorte de poche presque fermée sur elle-même et d’où rien ne peut s‘échapper y compris la lumière: c’est un trou noir, ou collapsar.

Un certain nombre de cosmologistes considèrent actuellement que notre univers sous-lumineux est un trou noir. Régis Dutheil a repris cette idée dans le cadre d’une relativité étendue aux vitesses superlumineuses et a montré qu’effectivement notre univers entier ne serait qu’un trou noir ayant un rayon de quelques dizaines de milliards d’années-lumières, mais qu‘à l’extérieur de ce trou noir l’espace-temps serait superlumineux. cet extérieur ne serait pas autre chose que le monde de la conscience qui se confond avec la matière superlumineuse.
De même, Régis Dutheil a montré avec J.-P. Vigier, par des calculs basés sur la relativité générale, que les électrons étaient eux aussi de micro-trous noirs dont l’intérieur est superlumineux et l’extérieur sous-lumineux.

En fait, le monde qui nous entoure, depuis l‘électron (échelle microscopique) jusqu‘à la galaxie (échelle macroscopique) serait double: il y aurait toujours un envers et un endroit du décors. Ce que nous voyons tous les jours est sous-lumineux, mais dès que notre conscience est débarrassée des filtres qui habituellement déforment et occultent une partie de la réalité, elle peut percevoir l’autre partie de l’univers: le monde superlumineux.
Seulement, pour passer de l’un à l’autre il faut franchir une frontière. Cette frontière, c’est le mur de la lumière. Il se trouve à la surface des électrons, séparant l’intérieur superlumineux de l’extérieur sous-lumineux; il est aussi à la frontière de notre univers connu, le séparant de l’extérieur qui est superlumineux.
Dans ces conditions, la cinquième phase s’explique parfaitement. La traversée de la zone obscure correspond au déplacement de la conscience de l’univers sous-lumineux, considéré comme un trou noir, en direction de l’espace-temps superlumineux. Ce déplacement indique la traversée du mur de la lumière. A ce moment, la conscience devient lumineuse, c’est-à-dire qu’au contact du mur de la lumière elle s’imprègne de particules lumineuses, elle devient lumineuse elle-même. Elle ne peut dès lors percevoir l’extérieur que comme obscur puisqu’elle est devenue lumière et ne peut s’observer.

Il en résulterait pour la conscience et le sujet l’impression de traverser une zone d’espace obscur comparable au bout de l’univers.

Dans cette interprétation, la mort peut être considérée comme une catastrophe au sens étymologique, c’est-à-dire un véritable effondrement, un collapsar, un trou noir.

[…]

La mort produit une sorte de renversement. Le corps physique disparaît, dans la mesure où les organes physiques, et particulièrement le cerveau, ne peuvent remplir leur rôle de filtre, et la conscience se retrouve libre de toute entrave. Le grain de poussière que nous sommes passe brutalement de la doublure du vêtement à son endroit en traversant le tissu du vêtement, c’est-à-dire le mur de la lumière.

Une autre comparaison — empruntée à l’astrophysique — est possible; nous l’avons déjà esquissée au chapitre précédent. Notre monde quotidien serait un gigantesque trou noir où ni la lumière ni l’information ne peuvent pénétrer. Notre corps physique, avec son cerveau ets es organes, serait lui aussi un micro-trou noir. L’univers superlumineux et donc la conscience seraient situés à l’extérieur de ce trou noir. La frontière entre le trou noir et le reste de l’univers serait le mur de la lumière.
En exposant le mythe de la Caverne (République, livre IV), Platon a donné avec deux mille cinq cents ans d’avance une illustration saisissante de la situation de notre univers. Régis Dutheil a travaillé avec J.-P. Vigier à un modèle d‘électron rigide: dans ce dernier l’extérieur est sous-lumineux, l’intérieur superlumineux, sa surface est «Â lumineuse ». On voit l’analogie avec la conception dualiste de l’univers de Platon. C’est au niveau de la surface qui sert de frontière et qui peut être assimilée à un mini-mur de la lumière que se produit le passage de l’extérieur de l‘électron (sous-lumineux) à l’intérieur superlumineux. Le calcul montre qu’on peut passer sans discontinuité de la face externe à la face interne, c’est-à-dire du sous-lumineux au superlumineux. Comme tous ces phénomènes se produisent au niveau microscopique, nous ne nous en rendons pas compte dans notre vie quotidienne (nous retoruvons là les curieux paradoxes posés par la mécanique quantique).

[…]

La description de l’univers à laquelle nous aboutissons rejoint celle que donnait Leibnitz au XVII e siècle; la même idée nous guide (nous avons d’ailleurs souligné cette parenté au chapitre 1): chacune des parcelles de l’univers, qu’elle soit animée ou inanimée, dispose d’une part de conscience puisque chaque électron, chaque particule possède une partie superlumineuse, c’est-à-dire une portion d’information et de conscience.
La grande différence qui sépare les deux univers, superlumineux et sous-lumineux, est celle-ci: alors que l’information dans le monde sous-lumineux est à la base de séquences causales (l’information est organisée suivant le principe de causalité liée à l‘écoulement du temps), dans l’univers de la conscience son aboutissement est la création de synchronicités.

Au-delà de la barrière de la lumière et des barrières sémantiques et conceptuelles, il est bien difficile d’aller plus loin que nous ne l’avons fait. Cependant, il est probable que des mystiques de toutes religions ont pu, à certains moments, appréhender cet univers, ce qui se traduisait pour eux par le sentiment de l’ineffable, au-delà de toute description par des mots. Peut-être quelques peintre abstraits du XX e siècle, ou des compositeurs de musiques étranges, ont-ils eux aussi entrevu cet univers au-delà de toute description. Il faut d’ailleurs noter, et ce n’est sans doute pas un hasard, que la peinture abstraite s’est développée en même temps que la relativité et la mécanique quantique.

Pr Régis Dutheil, Brigitte Dutheil, L’homme superlumineux.

Conscience et matière superlumineuse

On voit apparaître l’analogie avec les théories de David Bohm et Pribram, puisque ce que nous appelons réalité ne serait qu’un ensemble d’hologrammes quadridimensionnels, les systèmes de coordonnées spatio-temporelles étant imposées par les caractéristiques mêmes de l’ordinateur cortical.

Tous les éléments précédemment cités nous amènent à formuler l’hypothèse suivante: la conscience, déjà décrite dans les chapitres précédents comme une substance matérielle, est formée de matière superlumineuse, d’un champs de matière tachyonique, de particules superlumineuses situées au-delà du mur de la lumière et associées à un espace-temps dont les propriétés spatio-temporelles sont radicalement différentes de celles que nous connaissons.

D’après cette hypothèse, chaque être vivant porterait en son sein, une partie, une parcelle de l’univers superlumineux qui, avec son champ de matière superlumineuse aux propriétés inhérentes, représenterait la conscience véritable.

Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu’on n’ait pas réussi jusqu‘à présent à localiser physiquement un champ de particules superlumineuses. Nous avons vu en effet que beaucoup de théoriciens de la mécanique quantique admettent que la «Â conscience » intervient dans toute mesure expériementale. Les mesures auxquelles ils font allusion concernent seulement des particules sous-lumineuses. Or, ce que nous appelons conscience dans notre monde habituel n’est qu’une faible partie de la conscience matière totale superlumineuse. Comment dans ces conditions cette conscience partielle pourrait-elle étudier et localiser la conscience totale? Il est difficile de concevoir qu’une partie infime d’un «Â objet » puisse appréhender cet objet dans sa totalité.

Nous nous plaçons alors dans la perspective déjà avancée par Eccles, selon laquelle le cerveau n’est qu’une sorte de machine, un détecteur, qu’un «Â esprit » pourrait faire fonctionner. Cela suppose bien entendu des interactions physiques entre le cerveau, détecteur appartenant à l’univers sous-lumineux, et la conscience, matière superlumineuse qui doit envoyer des signaux physiques au cortex, autrement dit de l’information. Comme le dit Eccles, de tels signaux n’ont pu être détectés par les appareils de la physique. Il suppose que, s’il en est ainsi, c’est parce que ces signaux sont très faibles et que nos instruments physiques ne sont pas encore capables de les percevoir. Nous aborderons par la suite ce problème essentiel lié à celui des récepteurs.
La propriété capitale de cette conscience matière superlumineuse serait d‘être en quelque sorte de l’information et de la signification à l‘état pur. Nous avons vu que l’univers superlumineux serait régi par un principe d’information/signification, la causalité n’ayant plus de valeur à cette échelle.

En outre, l’espace-temps superlumineux ayant des propriétés complètement diffrérentes du nôtre, le temps «Â vécu » par la conscience superlumineuse totale ne s‘écoule plus, c’est un temps spatial. Il y a instantanéité absolue, les concepts de présent/passé/futur n’ont plus de sens.La notion de durée liée à l‘écoulement du temps n’existe plus.

Ces propriétés nous semblent avoir un pouvoir interprétatif supérieur à celles proposées dans les modèles Firsoff et Dobbs. Firsoff supposait que «Â l’esprit » était formé de particules appelées mindons qui ressemblaient beaucoup aux neutrinos. De telles particules pouraient interagir avec un seul neurone cortical. Evidemment, nous pourrions adapter ce modèle à nos idées en supposant qu’il existe des neutrinos superlumineux, traversant brusquement le mur de la lumière en devenant antineutrinos sous-lumineux portant l’information et interagissant avec les neurones corticaux. Mais l’interaction d’ondes d’espace, en accord avec les idées de Pribram, nous semble plus probable comme nous le montrerons par la suite. Quant au modèle de Dobbs, basé uniquement sur la mécanique quantique, il fait intervenir des psitrons se déplaçant plus vite que la lumière, mais dans un temps à deux dimensions: l’une actualisée, l’autre virtuelle ou probabilisée. En fait, il n’y a pas de contradiction avec notre interprétation. C’est une autre manière, plus classique, d’expliquer les phénomènes. A partir de nos idées il serait aisé de déduire une explication suivant le mode de Dobbs.

La conscience totale posssède donc deux propriétés essentielles: elle est information pure et instantanéité. Le problème qui découle de ces propriétés est le suivant: pourquoi la totalité des informations contenues dans la conscience superlumineuse n’est-elle pas détectée par le cortex? S’il en était ainsi, l’univers sous-lumineux tel que nous le vivons n’existerait pas. Une condition nécessaire à cette existence est la présence de filtres qui ne laissent passer qu’une toute petite partie de cette information suivant des séquences causales, de manière à entraîner cette sensation d‘écoulement du temps. L’importance de ce problème des filtres avait déjà été soulevée par Bergson. Il est d’ailleurs étroitement lié à celui des récepteurs biologiques.

Dans ces conditions, la ligne d’univers représentant dans l’espace-temps sous-lumineux la vie d’un être humain de sa naissance à sa mort, sous forme de séquences causales d‘événements, aurait son correspondant exact dans l’univers superlumineux sous la forme d’une ligne d’univers superlumineuse homologue. Sur cette ligne d’univers superlumineuse, où le temps est spatial et où la durée et l‘écoulement du temps sont remplacés par une instantanéité permanente, on retrouverait ces événements. Mais ils se présenteraient sous forme d’informations au sens habituel du mot. C’est sans doute le principe d’information/signification dont nous avons parlé qui présiderait à leur assemblage. On peut supposer que ces informations sont distribuées suivant une loi d’affinités et de signification. L’ensemble formerait à proprement parler la conscience totale qui serait infiniment plus riche que les consciences parcellaires que chaque être vivant abrite en son sein.

Il ne faut pas oublier que, bien qu’existant dans un temps immobile de notre point de vue, il y a une constante évolution de cette conscience matière superlumineuse, vers des états d’information et de signification de plus en plus grands. Finalement, une partie de ces informations serait projetée en quelque sorte dans l’univers sous-lumineux sous forme de séuqences causales perçues comme les événements d’une vie. C’est là, précisément, que réside le rôle de filtre du cortex qui laisserait passer seulement les informations nécessaires à la perception du présent et d’un temps qui s‘écoule. A ce moment, le cortex récepteur aurait un rôle d’ordinateur qui construirait entièrement notre univers sous-lumineux.

On voit apparaître l’analogie avec les théories de David Bohm et Pribram, puisque ce que nous appelons réalité ne serait qu’un ensemble d’hologrammes quadridimensionnels, les systèmes de coordonnées spatio-temporelles étant imposées par les caractéristiques mêmes de l’ordinateur cortical.

Il est important de préciser cette concordance car nous donnons une interprétation à la théorie holographique de Pribram. En effet, dans son approche, Pribram fait appel à ce qu’il nomme des fréquence spatiales de nature non temporelle. Ces fréquences spatiales sont loin d‘être une vue de l’esprit. Leur réception par le cortex a été mise en évidence expériementalement. Au cours de ces expériences, les fréquences spatiales sont émises par des grilles composées de lignes, de largeur et d’espacement variables.
Initialement, ce furent David Hubel et Torsten Wiesel qui découvrirent que de nombreuses cellules visuelles du cortex sont accordées spécifiquement à certaines orientations. Une dizaine d’années plus tard, plusieurs laboratoires utilisèrent les grilles émettrices et mirent en évidence une réceptivité sélective des fréquences spatiales pour certaines aires du cortex.

Pour Pribram le cortex fonctionnerait essentiellement en opérant des transformations de Fourier qui, à partir de ces fréquences spatiales, construirait des hologrammes constituant pour nous la «Â réalité ». Mais le cortex – et ceci est lié aux transformations de Fourier – aurait deux modes de fonctionnement. L’un, local et spatio-temporel avec un système de coordonnées arbitraires conduisant à une perception causale de la réalité: c’est le mode de fonctionnement habituel. L’autre, qui serait obtenu par une transformation rapide de Fourier, conduirait à une perception non locale avec établissement de corrélations. C’est ce mode non local et non causal, beaucoup plus rare, qui nous ferait percevoir les synchronicités et et qui pourrait être expérimenté dans les extases mystiques.

L’existence de ces deux modes de perception vient corroborer les deux voies d’approche de réalité que nous avons décrites au chapitre 2: la voie scientifique rationnelle correspondrait au mode local et causal, la voie non rationnelle au mode non local et non causal. En mécanique quantique, c’est le mode non local qui interviendrait lorsqu’on établit des corrélations par exemple non locales entre deux photons conduisant aux idées de non-séparabilité.
Nous pouvons dès lors donner une interprétations aux fréquences spatiales de Pribram en les généralisant. D’après la mécanique ondulatoire, à toute particule superlumineuse est associée une onde dit de phase qui a une vitesse inférieure à celle de la lumière. Au terme de ce que nous venons d‘énoncer, cette onde et sa fréquence pourraient dans certaines conditions être de nature purement spatiale et non temporelle. En fait, elles seraient temporelles, mais constituées de ce temps de nature spatiale qui appartient à l’univers superlumineux. De telles ondes auraient la capacité d’interagir avec certaines cellules du cortex. Comme elles transporteraient de l’information issue du champs de matière superlumineux de la conscience, c’est à partir de ces fréquences superlumineuses que le cortex élaborerait les hologrammes sous-lumineux constituant notre perception habituelle de la réalité. Mais dans certains cas, ces ondes seraient converties par la transformation de Fourier, non pas en hologrammes, mais en événements synchronistiques ou corrélés de caractère non local et non causal, faisant penser à la non séparabilité.

Ce deuxième mode de fonctionnement serait beaucoup plus rare puisque les filtres corticaux agiraient précisément de telle manière que, d’une façon générale, ce soit la construction holographique, causale et spatio-temporelle, qui soit majoritaire. Dans certaines circonstances, soit psychophysiologiques soit psychologiques, ou dans certains dispotifs expérimentaux quantiques, c’est le deuxième mode qui serait mis en évidence, en s’introduisant en quelque sorte subrepticement à travers les filtres corticaux.

Nous avons vu dans le chapitre précédent que selon Pribram le cortex, effectuant une transformation de Fourier, construit à partir d’un schème d’interférences les hologrammes constitutant ce que nous appelons le réel: en quelque sorte de la même manière qu’un rayon laser qui balaye une plaque photographique portant un schème d’interférences reconstitue l’image d’un objet à trois dimensions.

Nous pouvons, selon nous, donner une interprétation à cette construction holographique. La mécanique ondulatoire associe à toute particule sous-lumineuse une onde superlumineuse qui n’est qu’un aspect complémentaire de la réalité. Or, le calcul montre que ce qu’on observe en réalité est une sorte d’interférence de deux de ces ondes de fréquence très voisine.

C’est cette interférence, ou ce «Â battement », qui se déplace moins vite que la lumière, et transporte l‘énergie. Il s’agit d’une sorte de schème d’interférences, c’est le cerveau du physicien qui appréhendait cette interférence comme une entité localisée ou particule sous-lumineuse. En fait, dans le langage de Pribram, c’est un hologramme. il est clair qu’un objet à notre échelle serait lui aussi un hologramme puisque formé d’un très grand nombre de ces interférences.

Ce serait évidemment l’inverse dans l’espace-temps superlumineux de la conscience. Ce sont des ondes sous-lumineuses qui seraient associées à chaque particule superlumineuse: ces dernières s’identifieraient à des interférences ou battements de ces ondes sous-lumineuses. Ces interférences se déplaceraient plus vite que la lumière. Mais comme le temps et l’espace n’ont plus les mêmes propriétés dans cet univers superlumineux, l’aspect onde ou particule ne serait plus contradictoire. La complémentarité deviendrait identité, l’observateur superlumineux «Â voyant », en même temps et sans contradiction, une particule superlumineuse être à la fois corpuscule et onde, c’est-à-dire quelque chose qui est à la fois non local et local. Autrement dit, les deux modes de perception que nous avons définis pour le cerveau (le mode local spatio-temporel et le mode non local) fonctionneraient en même temps. Il n’y aurait plus de séparation de ces deux modes de fonctionnement, ce qui explique que cette conscience totale superlumineuse bénéficierait d’une qualité d’information beaucoup plus grande que nos parcelles de conscience sous-lumineuse où le mode spatio-temporel fonctionne la plupart du temps.
Dans cette hypothèse, l’univers superlumineux identifié à celui de la conscience totale serait vraiment l’univers fondamental; notre univers sous-lumineux n’en serait qu’une projection holographique, un reflet sous-lumineux très amoindi en informations, soumis à la dégradation entropique liée au temps qui s‘écoule.

D’après la structure même que nous avons exposée, on voit que les deux univers seraient étroitement intriqués l’un dans l’autre.

Pr Régis Dutheil, Brigitte Dutheil, L’homme superlumineux.

L’univers superlumineux

La thèse fondamentale développée par Régis Dutheil a pour objet la structure de notre conscience et celle de l’univers. Régis et Brigitte Dutheil notent que le dogme de la vitesse de la lumière est aujourd’hui remis en question par d’autres physiciens. Ils citent l’américain Feinberg qui, tout en préservant également la mécanique relativiste, postule l’existence, de l’autre côté du mur de la lumière, de champs de particules qui vont plus vite que celle-ci, jamais en deçà.

Régis Dutheil, agrégé de physique, professeur de physique à la faculté de médecine de Poitiers et chercheur à la fondation Louis de Broglie, décédé en 1995 a proposé avec la collaboration de sa fille Brigitte un modèle du fonctionnement de la conscience.

La thèse

La thèse fondamentale développée par Régis Dutheil a pour objet la structure de notre conscience et celle de l’univers. Régis et Brigitte Dutheil notent que le dogme de la vitesse de la lumière est aujourd’hui remis en question par d’autres physiciens. Ils citent l’américain Feinberg qui, tout en préservant également la mécanique relativiste, postule l’existence, de l’autre côté du mur de la lumière, de champs de particules qui vont plus vite que celle-ci, jamais en deçà.

On peut en déduire l’existence de trois «Â  types «Â  de mondes de la matière :

  • Le monde «Â  souslumineux «Â  qui est le monde ordinaire, que nous connaissons bien, celui de la physique classique newtonienne, constitué de bradyons, des particules dont la vitesse est inférieure à celle de la lumière
  • Le monde «Â  lumineux «Â  de la matière approchant ou atteignant la vitesse de la lumière. C’est le monde de la relativité d’Einstein, les luxons, particules dotées d’une vitesse égale à celle de la lumière
  • Le monde «Â  superlumineux «Â  de la matière dépassant la vitesse de la lumière, l’univers superlumineux des tachyons.

La nature de la conscience

L’existence de notre conscience n’est pas douteuse. Par contre sa nature n’a jamais été clairement définie. Qu’est-ce que la conscience ? Pour les matérialistes, c’est une production du cerveau et elle disparaît à la mort.
Pour Régis Dutheil : la conscience et le cerveau aurait deux modes de fonctionnement : l’un normal, local et spatio-temporel, l’autre plus rare, non local,

  1. la supra-conscience ; elle est composée de particules superlumineuses et qui se situe en dehors de notre corps, le monde «Â  superlumineux .
  2. la conscience locale ; elle est encore appelée «Â  moi sous-lumineux «Â  et se compose de photons (elle appartient donc au monde «Â  lumineux «Â ). Elle se partage, avec le système nerveux, l’exploitation des informations qui lui parviennent de la supra-conscience. C’est elle qui pense, décide et résout les problèmes de la vie quotidienne.

Quand la supra-conscience communique avec la conscience locale, le transit serait réglementé par le cortex cérébral. Tout ce qui est nécessaire à notre vie quotidienne est filtré et transmis à la conscience locale. Le cerveau transforme les informations abstraites en hologrammes c’est-à-dire en images tridimensionnelles qui représentent pour nous la réalité.
Par contre, il n’existerait pas de communication dans le sens conscience locale vers la supra-conscience durant la vie, sauf dans quelques cas : le rêve, la méditation et l’usage de certaines drogues…
La véritable communication se ferait au moment de la mort physique. Les auteurs enseignent l’immortalité de la conscience locale qui, lors de la mort, se détache du corps physique et cherche à s’unir à son homologue superlumineuse.

Le«Â mur de la lumière »

A l’image du mur du son en aéronautique, il existerait un «Â mur de la lumière », séparant l’univers sous-lumineux (le monde tangible) et l’univers superlumineux. Dans l’univers superlumineux, il serait possible d’observer un événement avant sa cause. De même, selon les auteurs, «Â il y aurait pour un être vivant dans l’univers superlumineux une instantanéité complète de tous les événements constituant sa vie, les notions du passé/présent/futur disparaîtraient ».
Ainsi, le Champ d’Energie Tachyonique (C.E.T.) serait un espace identifié comme contenant des particules se déplaçant à une telle vitesse, que la notion de temps y serait alors nulle pour toutes personnes s’y plaçant volontairement. Les travaux de Régis DUTHEIL, physicien/biophysicien français, nous expliquent comment la conscience même de l’homme semble issue de ce champ (et semblerait invariablement y retourner)
À la mort , nous traverserions le mur de la lumière pour réintégrer l’univers de l’espace/temps superlumineux des tachyons. Sur ce qui se passe après la mort, les auteurs s’expriment prudemment car ils considèrent que cela est inaccessible ou inconcevable pour notre monde sous-lumineux.

Le monde superlumineux, les NDE et le Bardo Thödol

Dans leur premier ouvrage, les auteurs étudient les NDE en intégrant une étude du Dr. Melvin Morse, qui a démontré qu’une excitation électrique de la scissure de Sylvius, zone du cerveau située au-dessus de l’oreille droite ( foyer de l‘âme ?), détermine les sorties hors du corps.
Ils reprennent le descriptif de Moody et la thèse d’un champ superlumineux en interprètant la rencontre avec l‘être de lumière tout en faisant le lien avec la théorie holographique de Pribam et même avec un principe énoncé dans le Bardo Thödol
La huitième phase d’une NDE fait apparaître aux yeux des témoins une lumière extrêmement brillante et des couleurs merveilleuses.
Dans un champ de matière superlumineuse, beaucoup moins dense que la matière sous-lumineuse, les photons (particules de lumière) ne sont pas absorbés comme dans l’univers sous-lumineux et remplissent de manière uniforme l’espace/temps de la conscience, ce qui explique le brillant particulièrement intense de la lumière.
De plus, ces particules lumineuses doivent probablement transporter l’information et la signification, d’où le côté signifiant et apaisant qui semble inhérent à cette lumière. Quant à la pureté naturelle des couleurs, elle est due au fait que les sensations du sujet ne sont plus atténuées par le cortex et se produisent à l‘état brut.
Les paysages magnifiques observés par certains témoins ne sont que des hologrammes que leur conscience construit pour traduire l’information qui leur est donnée. Ces hologrammes sont la réplique en quelque sorte idéalisée des objets sous-lumineux. Ils peuvent être créés instantanément en un temps nul, mais également annihilés instantanément. Nous retrouvons là l’un des enseignements essentiels du Livre des morts tibétain, d’après lequel la pensée du défunt crée son environnement après la mort.

Phénomènes paranormaux

Les implications de la théorie superlumineuse permettent, elles aussi, de rendre compte de certains phénomènes paranormaux (apparition de fantômes, dédoublements, rêves), et parlent du spiritisme. Les auteurs avancent que les vies antérieures pourraient être simultanées avec la vie actuelle compte tenu de l’inexistence du temps dans l’univers superlumineux.
Ce que la science n’a découvert que bien tardivement, les traditions ésotériques séculaires semblent depuis longtemps l’avoir abordé. En effet, la culture de «Â l‘énergie vitale » (appelée indifféremment Prâna, Chi, Energie cosmique etc. ), palier vers l’Ether, se retrouve dans de nombreuses civilisations parfois disparues. Au sein même de leurs pratiques (rites initiatiques etc.…) nous trouvons de curieuses similitudes avec ce que découvrent aujourd’hui les physiciens.
Ainsi nombre de phénomènes inexpliqués liés à ces rites trouveraient leur sens aujourd’hui.

Le second ouvrage, «Â L’univers superlumineux », publié 4 ans plus tard (après la mort du Prof. Régis Dutheil), est une quête d‘éléments historiques, philosophiques, religieux, médicaux et même ésotériques en faveur de l’immortalité. L’auteur va jusqu‘à affirmer que «Â la connaissance (non pas l‘érudition mais la connaissance ésotérique) constitue le véritable moyen d’accès à l’univers superlumineux ».

  • L’homme superlumineux – Pr. Régis Dutheil et Brigitte Dutheil, Ed. Sand, 1990.
  • L’Univers superlumineux – Brigitte Dutheil, Ed. Sand, 1994.