Nous sommes des ENFANTS du PASSÉ partiellement PILOTÉS par le FUTUR Marcel V. LOCQUIN partiellement PILOTÉS par le FUTUR

Prélude

Depuis le début de notre siècle, les biologistes cherchent avec ardeur un mystérieux champ organisateur qui existerait chez chaque être vivant pour en modeler les formes lors de son développement.
On a diversement qualifié ce champ hypothétique. Il fut dit: vital, mitogénétique, biologique, organisateur, énergétique, morphogénétique… Chacun de ces qualificatifs voulait en exprimer une de ses propriétés marquantes. Son existence était ainsi non pas directement observée, mais déduite d’observations de propriétés que chacun peut faire. Parmi celles-ci les deux plus étonnantes sont: la permanence individuelle des formes d’un être, dont les atomes sont perpétuellement remplacés par la nourriture et évacués par l’excrétion, ainsi que la parenté des formes de tous les individus d’une même espèce, dans le présent et pendant un certain temps dans l’histoire de la lignée. On doit y ajouter: l’organisation puisqu’elle met de l’ordre dans les formes et les fonctions de chaque être, la différenciation puisqu’il assure la diversité des identités individuelles, l’immatérialité puisque jusqu’ici aucune expérience de physique n’a pu le mettre directement en évidence, la transmissibilité puisqu’il est transmis de parents à enfants par le patrimoine génétique, les corrélations avec le passé puisque le contemporain ressemble à ses ancêtres dans sa lignée, la transtemporalité puisque il perdure depuis des milliers, voire de millions d’années chez une espèce donnée, la non localité puisqu’il est partagé par de multiples individus de la même espèce vivant en des lieux différents, le dynamisme évolutif puisque naissent continuellement de nouvelles espèces à partir des anciennes, la créativité individuelle puisque tout être tend à se créer un avenir meilleur dans son environnement, enfin la mortalité au niveau individuel contrastant avec une certaine pérennité au niveau de la lignée.

A la recherche des champs morphogénétiques

Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur les travaux de physiciens célèbres en optique comme Airy, Young, Zernike, Gabor et en physique relativiste et quantique comme Einstein et Feynman, ainsi que sur nos propres expériences photoniques et électroniques datant de 1953. Nous avons abouti à une convergence nouvelle des concepts classiques relativistes et quantiques. En conséquence, les champs biologiques morphogénétiques, c’est à dire les champs de nature immatérielle qui génèrent et structurent les formes et les fonctions des êtres vivants. Ils sont dynamiquement stabilisés par interférences avec le passé de la lignée évolutive et sont pilotés par interférences avec le futur de l‘être dans son temps propre, temps qui est aussi celui du passé des objets quantiques qui le constituent dans leurs temps luminiques ou sub-luminiques, que
nous développerons ci-après. Voici les grandes étapes d’abord physiques puis biologiques de leur découverte. – On a physiquement repéré, au siècle dernier, la double nature de la lumière, dont l’aspect ondulatoire est mis en évidence par interférences des photons qui la constituent et l’aspect corpusculaire par l’effet de pile solaire photovoltaïque. Puis vint, par extension, la conceptualisation de la nature duelle des objets quantiques ou “quantons”. Toutes les particules élémentaires
comme les photons ou les électrons sont des objets quantiques que l’on observe tantôt comme ayant une masse ou une énergie, on en nomme alors cet aspect “amplitudons”, tantôt comme étant immatériels, uniquement porteurs d’informations, on les nomme alors “phasons”. Le photon est ainsi un quanton, indissociablement amplitudon et phason suivant ses façons de se manifester à l’observateur. – Les phasons des photons peuvent interférer entre eux, même décalés dans le temps de plusieurs milliers d’années. – Les informations des phasons structurent par interférences la répartition énergétique des amplitudons. – Les phasons invisibles à l’oeil et à la plaque photographique peuvent transitoirement être physiquement convertis en amplitudons pour être perçus. C’est ainsi qu’on peut observer au microscope à contraste de phase de Zernike, des cellules vivantes avec leurs structures internes transparentes telles que les chromosomes lorsqu’elles se divisent. – En biologie les perceptions de nos sens sont engrangées après avoir été comprimées par ce que les physiciens mathématiciens nomment une transformée de Fourier. Des champs de phases immatériels et complexes, riches en informations sont ainsi créés par interférences dynamiques entre ce qui a été engrangé dans le passé et ce qui est perçu dans le présent. – Ces champs de phase, par un effet en “miroir de Fourier” au niveau de l’ADN présent dans chaque cellule vivante, organisent le présent en interférant avec le passé. L‘évolution individuelle créative est pilotée par interférences avec notre futur qui, vu du point de vue relativiste et quantique, est déjà le passé de nos quantons comme on le verra plus loin.
Voici maintenant avec plus de détails un parcours commenté des grandes étapes que nous venons d‘évoquer.

Double nature de la lumière

Ce sont les travaux d’Einstein, au tout début de notre siècle, qui lui ont valu le prix Nobel en le conduisant à un début de synthèse des deux théories ondulatoire et corpusculaire de la lumière, en apparence contradictoires. C’est lui qui a introduit le concept de ce “grain de lumière” qu’il nomma “photon”. L’aspect ondulatoire de la lumière est mis en évidence par les interférences des photons qui la constituent et son aspect corpusculaire par l’effet de pile solaire photovoltaïque produit par les mêmes photons. Les deux sont indissociables car on ne peut jamais les observer simultanément.

Double nature des objets quantiques

L’analyse du comportement des photons par les méthodes de la physique quantique a été généralisée à tous les objets quantiques ou “quantons”. Ils ont tous également une nature duelle. On les observe, tantôt comme des objets matériels ayant une masse ou une énergie, qui peut former une image, on les nomme alors “amplitudons”, tantôt comme des objets immatériels, uniquement porteurs d’informations invisibles à l’oeil et à la plaque photographique, que l’on nomme alors “phasons”,

Interférences des photons en temps différés

On peut faire passer des photons un à un à travers un écran percé d’un seul trou minuscule, de diamètre inférieur à la longueur d’onde de la lumière utilisée, en envoyant par exemple pendant un millième de seconde un paquet de un milliard de photons, dans lequel chaque photon, en raison de sa
prodigieuse vitesse de 300.000 km par seconde, est séparé de son successeur par un intervalle moyen de 30 centimètres. On observe les interférences qui se produisent avec apparition d’un “disque d’Airy”, c’est à dire d’une figure de diffraction ayant un centre brillant entouré d’une succession d’anneaux alternativement sombres et brillants, d’intensités décroissantes. Ainsi on constate que chaque photon, quoique séparé dans le temps et dans l’espace, interfère avec ses prédécesseurs et ses successeurs.
Une autre expérience, celle des “trous d’Young”, conduit à la même conclusion. On utilise deux trous rapprochés, à travers lesquels on fait également passer les photons un par un. L’image obtenue est constituée d’une tache centrale brillante entourée d’une succesion d’anneaux alternativement obscurs et brillants d’intensités décroissantes, dont l’espacement est proportionnel à la longueur d’onde des photons utilisés et à la distance de l‘écran.
D’après ces expériences, les phasons immatériels des photons peuvent interférer entre eux, même décalés dans le temps. Ces interférences sont trans-temporelles comme le montrent également les expériences holographiques de Gabor et surtout celles qui ont été faites après l’invention des lasers. Depuis environ 30 ans on utilise couramment cette “méthode d’interférences dans des temps différés,” dans les laboratoires étudiant les micro-déformations mécaniques sous contraintes, pour mesurer les déformations ou les déplacements d’un objet. Pour ce faire on enregistre sur la même plaque photographique deux hologrammes du même objet, avant et après déformation ou déplacement. Ces clichés sont pris à des moments différents pouvant varier de la milliseconde à plusieurs jours. Les déformations sont visualisées sous forme de franges apparaissant sur l’image restituée de cet objet à partir de cet hologramme composite.
Mais, depuis peu, il y a plus étonnant encore. Des astrophysiciens, en 1994, ont observé un quasar, objet extrêmement lumineux situé aux confins de l’univers observable, à plusieurs milliards d’années lumière de nous. Cette observation a identifié un “mirage gravitationnel”, mis en évidence par une
double image du quasar observé depuis la terre. Les deux flux de photons provenant du dédoublement apparent de cette source unique n’ont pas effectué le même parcours et sont décalés entre eux, par l’effet de lentille gravitationnelle d’une masse obscure hyper-dense située entre le quasar et nous. Ce déphasage spatio-temporel a été mesuré, il est de l’ordre de 5.000 années lumières dans le temps, ce qui équivaut à une différence de parcours de cinq cent millions de milliards de kilomètres. Malgré cette prodigieuse différence dans le temps et dans l’espace, on a pu faire interférer entre eux les deux flux de photons.

L’information structure l‘énergie

Le physicien hollandais Fritz Zernike, prix Nobel de physique en 1953, avec qui j’ai alors travaillé, avait réalisé, dès 1940, une expérience très simple pour démontrer que c’est le phason seul qui transporte l’information liée au quanton. Il déphasa d’un quart de longueur d’onde les photons passant à travers un seul des deux trous de l’expérience d’Young, il observa alors un doublement de l’espacement des franges d’interférences. Ceci prouve, sans ambiguïté possible, que c’est le phason des photons qui structure la répartition de l‘énergie des amplitudons dans les franges d’interférences. En terme plus généraux, on peut dire que, dans tout quanton, qu’il soit photon, électron ou proton par exemple, la phase des phasons véhicule l’information immatérielle qui structure la répartition de l‘énergie matérielle des amplitudons.
Les deux sont évidemment liés au niveau ultime de ce que l’on nomme espace infinitésimal de Planck, espace ultime qui se trouve dans l’infiniment petit, à une distance de nous, exprimée en mètres, par un chiffre significatif précédé de 45 zéros après la virgule.

Comment rendre matériellement visible l’immatériel invisible

On ne voit pas un fil de verre transparent plongé dans l’eau. car l’oeil et la plaque photographique ne sont pas sensibles aux différences de phases dues aux différences d’indices de réfraction du verre et de l’eau. La méthode du “contraste de phase” de Zernike, dérivé de l’expérience précitée de 1940, effectue une transformation optique de la phase, qui rend visible les parties transparentes et ténues des objets. Il effectue cette opération par l’action d’une “plaque de phase” placée dans le plan focal des objectifs d’un microscope, là où se séparent le faisceau direct de l’onde incidente passant autour de l’objet et l’image de diffraction produite par la traversée de ce même objet et qui en est la transformée de Fourier. Il s’ensuit, dans l’image, une transposition des phases en amplitudes, ce qui les rend visibles à l’oeil en tirant du fond une énergie dont la somme, dans l’image plus le fond, est globalement nulle. Le principe de conservation de l‘énergie est ainsi respecté.

La phase traverse la matière opaque

Lorsque, dans l’expérience d’Young, le photon traverse un micro-trou de diamètre au plus égal à sa longueur d’onde, son amplitudon traverse le trou, mais la phase traverse, non seulement le trou, mais aussi la matière opaque qui est autour. On observe facilement depuis 1940 ce phénomène au microscope à contraste de phase. Si la plaque de phase introduit un déphasage qui rend visible la phase auparavent invisible, ce même déphasage agit sur l’amplitudon qu’il transforme en phason et rend ainsi transparente la matière qui lui était auparavant opaque ou semi-opaque. J’ai étendu cette expérience aux électrons en 1953 et obtenu au microscope électronique à contraste de phase que j’ai été le premier à réaliser, des images stupéfiantes d’objets biologiques épais, autrement dit opaques aux électrons en microscopie électronique normale, du fait de leur épaisseur de plusieurs microns ou millièmes de millimètres, ainsi rendus transparents.

La magie du baron Fourier

On sait depuis les travaux de G. Langlet en 1993, que les perceptions de nos sens sont engrangées après avoir été comprimées par une transformée de Fourier pour pouvoir être acheminées par nos nerfs (voir Science Frontières n° 5). La transformée de Fourier étant une opération intégralement réversible, en un second temps par un effet que l’on peut qualifier de “miroir”, l’ADN de notre patrimoine génétique qui a engrangé les informations du passé de notre lignée, modélise par son champ immatériel, interférentiel, stationnaire, phasique, les formes et les arrangements structurels complexes des protéines qu’il synthétise.
Ce champ morphogénétique phasique, immatériel, interférentiel et stationnaire, est caractéristique de tout être vivant. Étant immatériel il ne peut être mis directement en évidence. Mais on peut en expérimenter les effets dus au “miroir de Fourier” exécuté par l’ADN, en l’altérant par les artifices biotechniques du biologiste moléculaire expérimentateur.

Explication

Feynman avait écrit dès 1965, que le phason du quanton étant purement informationnel, donc immatériel, ne subit, en se propageant à la vitesse luminique c, aucune limitation matérielle due à la contraction de l’espace-temps relativiste postulée par Lorentz et adoptée par Einstein. Il s’ensuit que, lorsque deux photons ou deux électrons interagissent puis divergent, leurs champs phasiques interfèrent aussitôt dans leur temps présent qui est aussi celui de l’observateur, mais aussi dans le temps futur de ce dernier qui est alors dans le passé du temps propre des photons comme le démontre le schéma fig 1

Figure 1
Source

c indique des parcours effectués à la vitesse luminique relativiste qui est proche de 300.000 km/sec.
_P0 est le point d’interaction entre deux photons à l’instant t0
Pa et Pb sont les points atteints par les deux photons au temps t1._
_P1 est le point atteint par l’observateur au temps t1 en se déplaçant à la vitesse infra-luminique du déplacement de la terre sur son orbite, qui est de quelques dizaines de milliers de km/h.
Ha et Hb sont la projection, sur le plan de la figure, des deux demi-sphères occupées par les phasons des deux photons au temps t1._
_X est la zone d’interférences informationnelles stationnaires des deux photons située dans le passé de l’observateur au temps t1.
Y est la zone d’interférences informationnelles stationnaires des deux photons, qui est située dans le futur de l’observateur lorsqu’il se trouve en P1, quoique déja située dans le passé des photons qui sont alors en Pa et Pb._
On en déduit que l’observateur, lorsque il est situé en P1, est correllé par les interférences de son présent, d’une part avec tout ce qui a été engrangé dans son passé de l’espace X, d’autre part avec le champ phasique Y du passé des deux photons qui sont maintenant situés dans son futur mais interférent avec lui dans son présent en P1.
_En P1, le présent d’un observateur est en quelque sorte le centre d‘équilibre interférentiel informationnel immatériel du passé et du futur, simultanément présents en vision relativiste.
Ce schéma, réconcilie physique relativiste et quantique et abolit l’aspect probabiliste de cette dernière. Notre futur n’est pas joué sur des coups de dés, il dépend étroitement de notre passé et partiellement de notre futur._

Chez un être vivant il se produit le même phénomène en plus complexe. Les champs de phase des particules qui constituent ses atomes, par un effet en “miroir de Fourier” au sein de son ADN, organisent le présent en interférant avec le passé, car les champs des phasons des quantons,
antérieurement engrangés sous forme d’interférences stationnaires dans la mémoire de l‘être vivant, interfèrent avec ceux qui y sont acheminés dans l’instant présent. Cette stationnarité est dynamiquement entretenue par le métabolisme de l‘être vivant.

Les interférences avec le futur

L‘évolution individuelle créative est pilotée par interférences avec notre futur, car il est est déja le passé de nos quantons.
C’est ce que nous exprimons intuitivement chaque jour en évoquant notre programme du lendemain, en imaginant des réalisations possibles dans un avenir proche, ou en anticipant sur des projets familiaux, matrimoniaux ou immobiliers à plus ou moins long terme. Personne ne peut nier l’influence de ce futur imaginé sur notre comportement actuel préparant des lendemains optimisés. Mais cette projection dans le futur, loin d‘être seulement faite en pensée par imagination, est également une projection fonctionnelle biologique qui oriente tout notre être, qui est, en quelque sorte, piloté partiellement par son futur, de sa naissance à sa mort comme on le constate sur le schéma de la figure 1.

Conclusion

La règle fondamentale de l‘évolution biologique qui veut que s’effectue, à chaque génération, une “récapitulation onto-morpho-phylogénique”, se trouve ainsi explicitée par les interférences phasiques, dynamiquement stationnaires, résultant des interactions interférentielles entre complexions de phasons du passé et du futur d’un être et celles des êtres qui l’ont précédé dans sa lignée. Ainsi sommes-nous entièrement construits par le passé de notre lignée et partiellement pilotés par notre futur.
Comme l’avait déja écrit Einstein en 1917, dans l’univers relativiste, passé, présent et avenir sont simultanément présents. Ainsi Platon est actuellement dans mon passé, comme j‘étais, il y a plus de deux mille ans, dans son futur.
Nous en verrons prochainement les immenses conséquences explicatives trans-temporelles de phénomènes qui jusqu’ici échappaient à une explicitation scientifique expérimentale, théorique et logique et que l’on a, pour cette raison, qualifiés à tort de “para-scientifiques”. Nous évoquerons les images mentales, les résonnances morphiques, les prémonitions, les interactions psychosomatiques et bien d’autres, sans oublier que selon Descartes, confirmé par Freud, “ce qui fait la science c’est la méthode et non l’objet”.

Lexique

ADN : acronyme d’acide désoxy-ribo-nucléique, constituant de notre patrimoine génétique situé dans le noyau de toutes nos cellules.
amplitudon : aspect énergétique d’un quanton.
champ : portion de l’espace structuré qualitativement et quantitativement par une propriété, quelle que soit sa nature physique ou autre.
déphasage : retard ou avance de la phase d’une onde par rapport, soit à un état antérieur, soit à une autre.
énergie-matière : ce sont deux aspects que peut manifester l’amplitudon du quanton.
Feynman : physicien américain, auteur de la théorie de l’hydrodynamique quantique.
forme : enveloppe de phénomènes complexes perceptible à nos sens. On peut aussi bien parler de la forme d’un corps minéral ou biologique, que de la forme d’un signal sonore, électrique, chimique ou langagier soit écrit, soit parlé.
Fourier, (transformée de) : résultat de l’application d’une fonction mathématique qui décompose en éléments simples une fonction complexe. On parle en physique d’analyse spectrale. Tous les systèmes optiques, comme tous nos capteurs sensoriels le font sans calculs.
Fourier, (miroir de) : résultat d’une seconde application d’une transformée de Fourier au résultat d’une première application, qui restitue l’objet de départ. C’est le principe de base de l’holographie, de la mémorisation-ressouvenance, de l‘évocation mentale.
Gabor : physicien d’origine hongroise, prix Nobel, inventeur de l’holographie.
informationnel : étymologiquement qui “in-forme”, c’est à dire qui met en forme soit un signal, soit une matière. L’information est une structure logique non matérielle.
interférences : phénomène résultant de la superposition spatiale d’ondes de même nature, dans l’instant ou dans des temps différés.
lignée : succession linéaire évolutive d‘êtres vivants dans les temps fossilifères. La lignée bactérienne remonte à plus de trois milliards d’années.
mirage gravitationnel : dans l’espace intergalactique, une masse de matière non lumineuse dévie la lumière provenant d’un quasar lointain et fait ainsi apparaître deux images virtuelles de cette source.
morphogénétique : générateur de formes. Notre ADN est morphogénétique.
onde : phénomène vibratoire périodique.
phason : aspect informationnel, immatériel du quanton.
photon : grain d‘énergie pure se propageant à la vitesse c et constituant la lumière.
Planck : physicien allemand, prix Nobel, auteur de la physique quantique.
quanton : objet quantique de nature duelle indissociable, amplitudon énergétique, matériel et phason, informationnel, immatériel.
récapitulation onto-phylogénique : règle de l‘évolution des êtres vivants qui constate qu’un individu, dans son développement embryonnaire, passe par toutes les principales étapes de la vie depuis son origine. Ainsi l’embryon humain est-il d’abord unicellulaire comme un Protozoaire, il devient ensuite un massif de cellules comme une colonie d’Algues, puis il est analogue à un ver, puis comme un poisson Sélacien il a des fentes branchiales comme un requin, puis comme un Batracien il a des mains palmées, enfin il naît Mammifère.
relativité : théorie physique due à Einstein qui introduit la notion de vitesse limite “c” infranchissable par les systèmes matériels et rend dépendant des vitesses relatives de deux systèmes, les paramètres mesurés de l’un sur l’autre.
stationnaires (interférences) : interférences dynamiquement entretenues donnant naissance à des formes stables dans l’espace et dans le temps.
temps : modélisation mathématisée de la durée de vie de chaque objet, qui a ainsi son temps propre relatif, grosso modo mesuré par sa durée de vie.
vitesse luminique c (ou vitesse relativiste) : constante absolue infranchissable par tout objet matériel; elle exprime la vitesse de la lumière dans le vide soit: 300.000 km/seconde.
Zernike : physicien hollandais, prix Nobel, inventeur du contraste de phase.

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Nous sommes des enfants du passé

Comme l’avait déja écrit Einstein en 1917, dans l’univers relativiste, passé, présent et avenir sont simultanément présents. Ainsi Platon est actuellement dans mon passé, comme j‘étais, il y a plus de deux mille ans, dans son futur.
Nous en verrons prochainement les immenses conséquences explicatives trans-temporelles de phénomènes qui jusqu’ici échappaient à une explicitation scientifique expérimentale, théorique et logique et que l’on a, pour cette raison, qualifiés à tort de “para-scientifiques”. Nous évoquerons les images mentales, les résonnances morphiques, les prémonitions, les interactions psychosomatiques et bien d’autres, sans oublier que selon Descartes, confirmé par Freud, “ce qui fait la science c’est la méthode et non l’objet”.

Prélude

Depuis le début de notre siècle, les biologistes cherchent avec ardeur un mystérieux champ organisateur qui existerait chez chaque être vivant pour en modeler les formes lors de son développement.
On a diversement qualifié ce champ hypothétique. Il fut dit: vital, mitogénétique, biologique, organisateur, énergétique, morphogénétique… Chacun de ces qualificatifs voulait en exprimer une de ses propriétés marquantes. Son existence était ainsi non pas directement observée, mais déduite d’observations de propriétés que chacun peut faire. Parmi celles-ci les deux plus étonnantes sont: la permanence individuelle des formes d’un être, dont les atomes sont perpétuellement remplacés par la nourriture et évacués par l’excrétion, ainsi que la parenté des formes de tous les individus d’une même espèce, dans le présent et pendant un certain temps dans l’histoire de la lignée. On doit y ajouter: l’organisation puisqu’elle met de l’ordre dans les formes et les fonctions de chaque être, la différenciation puisqu’il assure la diversité des identités individuelles, l’immatérialité puisque jusqu’ici aucune expérience de physique n’a pu le mettre directement en évidence, la transmissibilité puisqu’il est transmis de parents à enfants par le patrimoine génétique, les corrélations avec le passé puisque le contemporain ressemble à ses ancêtres dans sa lignée, la transtemporalité puisque il perdure depuis des milliers, voire de millions d’années chez une espèce donnée, la non localité puisqu’il est partagé par de multiples individus de la même espèce vivant en des lieux différents, le dynamisme évolutif puisque naissent continuellement de nouvelles espèces à partir des anciennes, la créativité individuelle puisque tout être tend à se créer un avenir meilleur dans son environnement, enfin la mortalité au niveau individuel contrastant avec une certaine pérennité au niveau de la lignée.

A la recherche des champs morphogénétiques

Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur les travaux de physiciens célèbres en optique comme Airy, Young, Zernike, Gabor et en physique relativiste et quantique comme Einstein et Feynman, ainsi que sur nos propres expériences photoniques et électroniques datant de 1953. Nous avons abouti à une convergence nouvelle des concepts classiques relativistes et quantiques. En conséquence, les champs biologiques morphogénétiques, c’est à dire les champs de nature immatérielle qui génèrent et structurent les formes et les fonctions des êtres vivants. Ils sont dynamiquement stabilisés par interférences avec le passé de la lignée évolutive et sont pilotés par interférences avec le futur de l‘être dans son temps propre, temps qui est aussi celui du passé des objets quantiques qui le constituent dans leurs temps luminiques ou sub-luminiques, que
nous développerons ci-après. Voici les grandes étapes d’abord physiques puis biologiques de leur découverte. – On a physiquement repéré, au siècle dernier, la double nature de la lumière, dont l’aspect ondulatoire est mis en évidence par interférences des photons qui la constituent et l’aspect corpusculaire par l’effet de pile solaire photovoltaïque. Puis vint, par extension, la conceptualisation de la nature duelle des objets quantiques ou “quantons”. Toutes les particules élémentaires
comme les photons ou les électrons sont des objets quantiques que l’on observe tantôt comme ayant une masse ou une énergie, on en nomme alors cet aspect “amplitudons”, tantôt comme étant immatériels, uniquement porteurs d’informations, on les nomme alors “phasons”. Le photon est ainsi un quanton, indissociablement amplitudon et phason suivant ses façons de se manifester à l’observateur. – Les phasons des photons peuvent interférer entre eux, même décalés dans le temps de plusieurs milliers d’années. – Les informations des phasons structurent par interférences la répartition énergétique des amplitudons. – Les phasons invisibles à l’oeil et à la plaque photographique peuvent transitoirement être physiquement convertis en amplitudons pour être perçus. C’est ainsi qu’on peut observer au microscope à contraste de phase de Zernike, des cellules vivantes avec leurs structures internes transparentes telles que les chromosomes lorsqu’elles se divisent. – En biologie les perceptions de nos sens sont engrangées après avoir été comprimées par ce que les physiciens mathématiciens nomment une transformée de Fourier. Des champs de phases immatériels et complexes, riches en informations sont ainsi créés par interférences dynamiques entre ce qui a été engrangé dans le passé et ce qui est perçu dans le présent. – Ces champs de phase, par un effet en “miroir de Fourier” au niveau de l’ADN présent dans chaque cellule vivante, organisent le présent en interférant avec le passé. L‘évolution individuelle créative est pilotée par interférences avec notre futur qui, vu du point de vue relativiste et quantique, est déjà le passé de nos quantons comme on le verra plus loin.
Voici maintenant avec plus de détails un parcours commenté des grandes étapes que nous venons d‘évoquer.

Double nature de la lumière

Ce sont les travaux d’Einstein, au tout début de notre siècle, qui lui ont valu le prix Nobel en le conduisant à un début de synthèse des deux théories ondulatoire et corpusculaire de la lumière, en apparence contradictoires. C’est lui qui a introduit le concept de ce “grain de lumière” qu’il nomma “photon”. L’aspect ondulatoire de la lumière est mis en évidence par les interférences des photons qui la constituent et son aspect corpusculaire par l’effet de pile solaire photovoltaïque produit par les mêmes photons. Les deux sont indissociables car on ne peut jamais les observer simultanément.

Double nature des objets quantiques

L’analyse du comportement des photons par les méthodes de la physique quantique a été généralisée à tous les objets quantiques ou “quantons”. Ils ont tous également une nature duelle. On les observe, tantôt comme des objets matériels ayant une masse ou une énergie, qui peut former une image, on les nomme alors “amplitudons”, tantôt comme des objets immatériels, uniquement porteurs d’informations invisibles à l’oeil et à la plaque photographique, que l’on nomme alors “phasons”,

Interférences des photons en temps différés

On peut faire passer des photons un à un à travers un écran percé d’un seul trou minuscule, de diamètre inférieur à la longueur d’onde de la lumière utilisée, en envoyant par exemple pendant un millième de seconde un paquet de un milliard de photons, dans lequel chaque photon, en raison de sa
prodigieuse vitesse de 300.000 km par seconde, est séparé de son successeur par un intervalle moyen de 30 centimètres. On observe les interférences qui se produisent avec apparition d’un “disque d’Airy”, c’est à dire d’une figure de diffraction ayant un centre brillant entouré d’une succession d’anneaux alternativement sombres et brillants, d’intensités décroissantes. Ainsi on constate que chaque photon, quoique séparé dans le temps et dans l’espace, interfère avec ses prédécesseurs et ses successeurs.
Une autre expérience, celle des “trous d’Young”, conduit à la même conclusion. On utilise deux trous rapprochés, à travers lesquels on fait également passer les photons un par un. L’image obtenue est constituée d’une tache centrale brillante entourée d’une succesion d’anneaux alternativement obscurs et brillants d’intensités décroissantes, dont l’espacement est proportionnel à la longueur d’onde des photons utilisés et à la distance de l‘écran.
D’après ces expériences, les phasons immatériels des photons peuvent interférer entre eux, même décalés dans le temps. Ces interférences sont trans-temporelles comme le montrent également les expériences holographiques de Gabor et surtout celles qui ont été faites après l’invention des lasers. Depuis environ 30 ans on utilise couramment cette “méthode d’interférences dans des temps différés,” dans les laboratoires étudiant les micro-déformations mécaniques sous contraintes, pour mesurer les déformations ou les déplacements d’un objet. Pour ce faire on enregistre sur la même plaque photographique deux hologrammes du même objet, avant et après déformation ou déplacement. Ces clichés sont pris à des moments différents pouvant varier de la milliseconde à plusieurs jours. Les déformations sont visualisées sous forme de franges apparaissant sur l’image restituée de cet objet à partir de cet hologramme composite.
Mais, depuis peu, il y a plus étonnant encore. Des astrophysiciens, en 1994, ont observé un quasar, objet extrêmement lumineux situé aux confins de l’univers observable, à plusieurs milliards d’années lumière de nous. Cette observation a identifié un “mirage gravitationnel”, mis en évidence par une
double image du quasar observé depuis la terre. Les deux flux de photons provenant du dédoublement apparent de cette source unique n’ont pas effectué le même parcours et sont décalés entre eux, par l’effet de lentille gravitationnelle d’une masse obscure hyper-dense située entre le quasar et nous. Ce déphasage spatio-temporel a été mesuré, il est de l’ordre de 5.000 années lumières dans le temps, ce qui équivaut à une différence de parcours de cinq cent millions de milliards de kilomètres. Malgré cette prodigieuse différence dans le temps et dans l’espace, on a pu faire interférer entre eux les deux flux de photons.

L’information structure l‘énergie

Le physicien hollandais Fritz Zernike, prix Nobel de physique en 1953, avec qui j’ai alors travaillé, avait réalisé, dès 1940, une expérience très simple pour démontrer que c’est le phason seul qui transporte l’information liée au quanton. Il déphasa d’un quart de longueur d’onde les photons passant à travers un seul des deux trous de l’expérience d’Young, il observa alors un doublement de l’espacement des franges d’interférences. Ceci prouve, sans ambiguïté possible, que c’est le phason des photons qui structure la répartition de l‘énergie des amplitudons dans les franges d’interférences. En terme plus généraux, on peut dire que, dans tout quanton, qu’il soit photon, électron ou proton par exemple, la phase des phasons véhicule l’information immatérielle qui structure la répartition de l‘énergie matérielle des amplitudons.
Les deux sont évidemment liés au niveau ultime de ce que l’on nomme espace infinitésimal de Planck, espace ultime qui se trouve dans l’infiniment petit, à une distance de nous, exprimée en mètres, par un chiffre significatif précédé de 45 zéros après la virgule.

Comment rendre matériellement visible l’immatériel invisible

On ne voit pas un fil de verre transparent plongé dans l’eau. car l’oeil et la plaque photographique ne sont pas sensibles aux différences de phases dues aux différences d’indices de réfraction du verre et de l’eau. La méthode du “contraste de phase” de Zernike, dérivé de l’expérience précitée de 1940, effectue une transformation optique de la phase, qui rend visible les parties transparentes et ténues des objets. Il effectue cette opération par l’action d’une “plaque de phase” placée dans le plan focal des objectifs d’un microscope, là où se séparent le faisceau direct de l’onde incidente passant autour de l’objet et l’image de diffraction produite par la traversée de ce même objet et qui en est la transformée de Fourier. Il s’ensuit, dans l’image, une transposition des phases en amplitudes, ce qui les rend visibles à l’oeil en tirant du fond une énergie dont la somme, dans l’image plus le fond, est globalement nulle. Le principe de conservation de l‘énergie est ainsi respecté.

La phase traverse la matière opaque

Lorsque, dans l’expérience d’Young, le photon traverse un micro-trou de diamètre au plus égal à sa longueur d’onde, son amplitudon traverse le trou, mais la phase traverse, non seulement le trou, mais aussi la matière opaque qui est autour. On observe facilement depuis 1940 ce phénomène au microscope à contraste de phase. Si la plaque de phase introduit un déphasage qui rend visible la phase auparavent invisible, ce même déphasage agit sur l’amplitudon qu’il transforme en phason et rend ainsi transparente la matière qui lui était auparavant opaque ou semi-opaque. J’ai étendu cette expérience aux électrons en 1953 et obtenu au microscope électronique à contraste de phase que j’ai été le premier à réaliser, des images stupéfiantes d’objets biologiques épais, autrement dit opaques aux électrons en microscopie électronique normale, du fait de leur épaisseur de plusieurs microns ou millièmes de millimètres, ainsi rendus transparents.

La magie du baron Fourier

On sait depuis les travaux de G. Langlet en 1993, que les perceptions de nos sens sont engrangées après avoir été comprimées par une transformée de Fourier pour pouvoir être acheminées par nos nerfs (voir Science Frontières n° 5). La transformée de Fourier étant une opération intégralement réversible, en un second temps par un effet que l’on peut qualifier de “miroir”, l’ADN de notre patrimoine génétique qui a engrangé les informations du passé de notre lignée, modélise par son champ immatériel, interférentiel, stationnaire, phasique, les formes et les arrangements structurels complexes des protéines qu’il synthétise.
Ce champ morphogénétique phasique, immatériel, interférentiel et stationnaire, est caractéristique de tout être vivant. Étant immatériel il ne peut être mis directement en évidence. Mais on peut en expérimenter les effets dus au “miroir de Fourier” exécuté par l’ADN, en l’altérant par les artifices biotechniques du biologiste moléculaire expérimentateur.

Explication

Feynman avait écrit dès 1965, que le phason du quanton étant purement informationnel, donc immatériel, ne subit, en se propageant à la vitesse luminique c, aucune limitation matérielle due à la contraction de l’espace-temps relativiste postulée par Lorentz et adoptée par Einstein. Il s’ensuit que, lorsque deux photons ou deux électrons interagissent puis divergent, leurs champs phasiques interfèrent aussitôt dans leur temps présent qui est aussi celui de l’observateur, mais aussi dans le temps futur de ce dernier qui est alors dans le passé du temps propre des photons comme le démontre le schéma fig 1

Figure 1
Source

c indique des parcours effectués à la vitesse luminique relativiste qui est proche de 300.000 km/sec.
P0 est le point d’interaction entre deux photons à l’instant t0
Pa et Pb sont les points atteints par les deux photons au temps t1.
P1 est le point atteint par l’observateur au temps t1 en se déplaçant à la vitesse infra-luminique du déplacement de la terre sur son orbite, qui est de quelques dizaines de milliers de km/h.
Ha et Hb sont la projection, sur le plan de la figure, des deux demi-sphères occupées par les phasons des deux photons au temps t1.
X est la zone d’interférences informationnelles stationnaires des deux photons située dans le passé de l’observateur au temps t1.
Y est la zone d’interférences informationnelles stationnaires des deux photons, qui est située dans le futur de l’observateur lorsqu’il se trouve en P1, quoique déja située dans le passé des photons qui sont alors en Pa et Pb.
On en déduit que l’observateur, lorsque il est situé en P1, est correllé par les interférences de son présent, d’une part avec tout ce qui a été engrangé dans son passé de l’espace X, d’autre part avec le champ phasique Y du passé des deux photons qui sont maintenant situés dans son futur mais interférent avec lui dans son présent en P1.
En P1, le présent d’un observateur est en quelque sorte le centre d‘équilibre interférentiel informationnel immatériel du passé et du futur, simultanément présents en vision relativiste.
Ce schéma, réconcilie physique relativiste et quantique et abolit l’aspect probabiliste de cette dernière. Notre futur n’est pas joué sur des coups de dés, il dépend étroitement de notre passé et partiellement de notre futur.

Chez un être vivant il se produit le même phénomène en plus complexe. Les champs de phase des particules qui constituent ses atomes, par un effet en “miroir de Fourier” au sein de son ADN, organisent le présent en interférant avec le passé, car les champs des phasons des quantons,
antérieurement engrangés sous forme d’interférences stationnaires dans la mémoire de l‘être vivant, interfèrent avec ceux qui y sont acheminés dans l’instant présent. Cette stationnarité est dynamiquement entretenue par le métabolisme de l‘être vivant.

Les interférences avec le futur

L‘évolution individuelle créative est pilotée par interférences avec notre futur, car il est est déja le passé de nos quantons.
C’est ce que nous exprimons intuitivement chaque jour en évoquant notre programme du lendemain, en imaginant des réalisations possibles dans un avenir proche, ou en anticipant sur des projets familiaux, matrimoniaux ou immobiliers à plus ou moins long terme. Personne ne peut nier l’influence de ce futur imaginé sur notre comportement actuel préparant des lendemains optimisés. Mais cette projection dans le futur, loin d‘être seulement faite en pensée par imagination, est également une projection fonctionnelle biologique qui oriente tout notre être, qui est, en quelque sorte, piloté partiellement par son futur, de sa naissance à sa mort comme on le constate sur le schéma de la figure 1.

Conclusion

La règle fondamentale de l‘évolution biologique qui veut que s’effectue, à chaque génération, une “récapitulation onto-morpho-phylogénique”, se trouve ainsi explicitée par les interférences phasiques, dynamiquement stationnaires, résultant des interactions interférentielles entre complexions de phasons du passé et du futur d’un être et celles des êtres qui l’ont précédé dans sa lignée. Ainsi sommes-nous entièrement construits par le passé de notre lignée et partiellement pilotés par notre futur.
Comme l’avait déja écrit Einstein en 1917, dans l’univers relativiste, passé, présent et avenir sont simultanément présents. Ainsi Platon est actuellement dans mon passé, comme j‘étais, il y a plus de deux mille ans, dans son futur.
Nous en verrons prochainement les immenses conséquences explicatives trans-temporelles de phénomènes qui jusqu’ici échappaient à une explicitation scientifique expérimentale, théorique et logique et que l’on a, pour cette raison, qualifiés à tort de “para-scientifiques”. Nous évoquerons les images mentales, les résonnances morphiques, les prémonitions, les interactions psychosomatiques et bien d’autres, sans oublier que selon Descartes, confirmé par Freud, “ce qui fait la science c’est la méthode et non l’objet”.

Lexique

ADN : acronyme d’acide désoxy-ribo-nucléique, constituant de notre patrimoine génétique situé dans le noyau de toutes nos cellules.
amplitudon : aspect énergétique d’un quanton.
champ : portion de l’espace structuré qualitativement et quantitativement par une propriété, quelle que soit sa nature physique ou autre.
déphasage : retard ou avance de la phase d’une onde par rapport, soit à un état antérieur, soit à une autre.
énergie-matière : ce sont deux aspects que peut manifester l’amplitudon du quanton.
Feynman : physicien américain, auteur de la théorie de l’hydrodynamique quantique.
forme : enveloppe de phénomènes complexes perceptible à nos sens. On peut aussi bien parler de la forme d’un corps minéral ou biologique, que de la forme d’un signal sonore, électrique, chimique ou langagier soit écrit, soit parlé.
Fourier, (transformée de) : résultat de l’application d’une fonction mathématique qui décompose en éléments simples une fonction complexe. On parle en physique d’analyse spectrale. Tous les systèmes optiques, comme tous nos capteurs sensoriels le font sans calculs.
Fourier, (miroir de) : résultat d’une seconde application d’une transformée de Fourier au résultat d’une première application, qui restitue l’objet de départ. C’est le principe de base de l’holographie, de la mémorisation-ressouvenance, de l‘évocation mentale.
Gabor : physicien d’origine hongroise, prix Nobel, inventeur de l’holographie.
informationnel : étymologiquement qui “in-forme”, c’est à dire qui met en forme soit un signal, soit une matière. L’information est une structure logique non matérielle.
interférences : phénomène résultant de la superposition spatiale d’ondes de même nature, dans l’instant ou dans des temps différés.
lignée : succession linéaire évolutive d‘êtres vivants dans les temps fossilifères. La lignée bactérienne remonte à plus de trois milliards d’années.
mirage gravitationnel : dans l’espace intergalactique, une masse de matière non lumineuse dévie la lumière provenant d’un quasar lointain et fait ainsi apparaître deux images virtuelles de cette source.
morphogénétique : générateur de formes. Notre ADN est morphogénétique.
onde : phénomène vibratoire périodique.
phason : aspect informationnel, immatériel du quanton.
photon : grain d‘énergie pure se propageant à la vitesse c et constituant la lumière.
Planck : physicien allemand, prix Nobel, auteur de la physique quantique.
quanton : objet quantique de nature duelle indissociable, amplitudon énergétique, matériel et phason, informationnel, immatériel.
récapitulation onto-phylogénique : règle de l‘évolution des êtres vivants qui constate qu’un individu, dans son développement embryonnaire, passe par toutes les principales étapes de la vie depuis son origine. Ainsi l’embryon humain est-il d’abord unicellulaire comme un Protozoaire, il devient ensuite un massif de cellules comme une colonie d’Algues, puis il est analogue à un ver, puis comme un poisson Sélacien il a des fentes branchiales comme un requin, puis comme un Batracien il a des mains palmées, enfin il naît Mammifère.
relativité : théorie physique due à Einstein qui introduit la notion de vitesse limite “c” infranchissable par les systèmes matériels et rend dépendant des vitesses relatives de deux systèmes, les paramètres mesurés de l’un sur l’autre.
stationnaires (interférences) : interférences dynamiquement entretenues donnant naissance à des formes stables dans l’espace et dans le temps.
temps : modélisation mathématisée de la durée de vie de chaque objet, qui a ainsi son temps propre relatif, grosso modo mesuré par sa durée de vie.
vitesse luminique c (ou vitesse relativiste) : constante absolue infranchissable par tout objet matériel; elle exprime la vitesse de la lumière dans le vide soit: 300.000 km/seconde.
Zernike : physicien hollandais, prix Nobel, inventeur du contraste de phase.