La lumière nouménale

La musique de l’Esprit ne pourra jamais être que des «Â arrangements » sur le vaste thème de la Lumière. «Â Au commencement était le Verbe… et le Verbe était la véritable lumière ».

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Voici donc la physique en possession d‘éléments lui permettant d’affirmer que l’Esprit, notre Esprit, se trouve localisé dans une petite particule constitutive des atomes de la Matière qui nous forme, l‘électron. Un électron que, pour rappeler qu’il possède des propriétés psychiques à côté de ses propriétés physiques, nous avons baptisé éon.

Les propriétés psychiques des éons nous ont été à l’origine révélées, nous l’avons vu, par la découverte d’un espace indivisible à propriétés néguentropiques, c’est-à-dire spontanément «Â organisateur », venant en quelque sorte «Â doubler » notre espace observable ordinaire, celui qui nous entoure et que tous (sauf les poètes) nous avions pensé qu’il constituait à lui seul tout l’Univers.

Cependant, nous ne devons pas comettre l’erreur de croire que l‘éon se présente comme une sorte de «Â boule de billiard », faite de matière brute et homogène, se promenant dans cet espace invisible et acquérant ses propriétés psychiques du seul fait qu’il baignerait dans cet espace invisible. L‘électron-éon enferme dans son sein, à l’intérieur de lui-même, cet espace invisible à propriétés particulières; on peut dire que, par son existence même, il crée cet espace invisible. Il est un véritable «Â univers » minuscule, à l’image de notre grand Univers. Il fait partie, en fait, d’une catégorie d’univers que la physique actuelle nomme les «Â univers-trous »: il y a les univers-trous gravitationnels, qui ont quelques kilomètres de diamètre, ce sont les trous noirs cosmiques; et il y a des univers-trous «Â forts (comprendre à forte courbure), ce sont les leptons chargés, dont l‘électron est un représentant (le seul représentant stable, c’est-à-dire à longue durée de vie).

Et, dans ce coeur des éons, c’est la lumière qui va être porteuse de l’Esprit: dans chaque éon se trouve enfermée cette lumière; mais, parce que cette lumière baigne dans un espace à caractéristiques spontanément organisatrices, c’est-à-dire néguentropiques, elle possède elle-même des qualités bien différentes de la lumière «Â ordinaire », celle qui vient éclairer les objets de notre monde observable. Dans le monde éonique c’est une lumière nouménale, porteuse de psychisme, par constraste avec la lumière phénomènale bien connue dans notre monde observable. Alors que la lumière phénomènale suit les processus naturels de dégradation propres à tous les phénomènes se déroulant dans l’observable, au contraire la lumière nouménale est capable de mémoriser et même mémoriser de façon parfaite, c’est une mémoire qui ne peut pas connaître l’oubli; cette lumière nouménale est également capable d’organiser entre eux tous les éléments mémorisés, pour créer de nouvelles informations, à l’instar de cette propriété de notre Esprit que nous nommons la Réflexion.

Tout cela, l’Esprit humain l’a toujours intuitivement ressenti: combien de fois la «Â tradition » ne nous a-t-elle pas invités à penser que le porteur de l’Esprit était associé avec une certaine forme de lumière? Comment d’ailleurs n’en aurait-il pas été ainsi, puisque au fond de notre Inconscient, c’est cette lumière elle-même qui est porteuse de tout ce que nous sommes capables d‘éprouver? Mais, à chaque époque nous sommes devant la difficulté de chercher à harmoniser ce que nous sentons inconsciemment avec ce que nous savons inconsciemment.Nous avons à emprunter aux symboles utilisés par la Culture humaine de l‘époque et du lieu pour traduire, dans le language conscient exprimant la Connaissance, ce que nous «Â sentons » intuitivement au fond de chaque parcelle de notre chair. C’est ce que nous vivons encore à l‘époque actuelle. Le langage le plus précis de notre culture Terrienne d’aujourd’hui est, sans doute, le langage de la Science et plus particulièrement encore celui de la Physique. Et nous devions nous attendre que la Physique, en progressant, vienne nous dire un jour quelque chose de ce qui lui permettait de s’exprimer, c’est-à-dire notre Esprit; et nous étions aussi en droit de nous attendre que cette Physique ne symbolise pas cet Esprit de manière tellement différente de la façon dont les générations précédentes, à travers leur propre Culture, s‘étaient déjà exprimées à ce sujet… L’Esprit est porté par «Â quelque chose » comme de la lumière, ceci a de tout temps été le pressentiement des «Â profondeurs » , seuls les symboles pour traduire cette «Â vérité » intérieure ont changé; mais l’archétype (pour employer le langage de Carl G. Jung) de la Lumière porteuse d’Esperit est solidement ancré dans notre chair. La musique de l’Esprit ne pourra jamais être que des «Â arrangements » sur le vaste thème de la Lumière. «Â Au commencement était le Verbe… et le Verbe était la véritable lumière », nous dit l’Evangile de saint Jean; et on lit aussi, dans la Genèse: «Â Dieu sépara la Lumière des ténèbres », et la Physique d’aujourd’hui y fait écho par: «Â l’Esprit est séparé de la Matière brute, l’espace invisible où règne la lumière est séparé de l’espace «Â observable » où règnent en fait les ténèbres, puisqu’il s’agit d’un espace privé d’Esprit. » Et on lit encore dans les écritures: «Â Il y eut un homme envoyé de Dieu; son nom est Jean. Il vint pour rendre témoignage à la Lumière. » Newton nous l’avons vu, le grand Newton, souligne l’importance de la lumière nouménale, qu’il distingue de la lumlière ordinaire qu’il nomme phénomènale. Et aujourd’hui, voici que la Physique rallume le flambeau une nouvelle fois, pour nous faire découvrir qu’il existe bien une lumière «Â particulière », enfermée dans un monde invisible, une lumière qui est porteuse de toutes les opérations psychiques de l’Univers.

Jean E. Charon, J’ai VECU quinze milliards d’années.

Le Connaissant, le Connu, et l’Inconnaissable

Avec l’approche philosophique du monde que nous venons de fournir, qui est celle de la Physique contemporaine, la définition logique de l’“existant” est encore celle de Berkeley: “exister, c’est être pensé, exister c’est être connu”: c’est donc être représentable par le Connaissant, c’est pouvoir faire partie des modèles construits par le Connaissant.

Toutes les lois de la Nature sont maintenant incorporées dans des modèles axiomatiques construits par le Connaissant, de telle manière qu’il n’y a pratiquement plus d‘échappatoire logique à la conclusion que les lois de la Nature sont seulement l’expression, à un moment donné, et dans un lieu donné, de ce que le Connaissant a choisi de dire au moyen du libre choix de ses axiomes, en tenant compte des mécanismes de son esprit. Tous les modèles sont provisoires et localisés (ils sont des modèles “ici et maintenant”); les lois de la Nature pourraient être exprimées de manière totalement différente ici sur la Terre dans 100 ans, ou aujourd’hui proposées par des êtres pensants vivant sur une planète d’une autre étoile que le Soleil.

schema

Le schéma ci-dessus représente une telle situation nouvelle. Les lois de la Nature sont des structures intérieures à l’ensemble Connaissant (l’Esprit) et le Connaissant utilise ces structures pour construire des modèles “ici et maintenant” qu’il nomme le Connu (sur la Terre aujourd’hui). La physique actuelle est prête à affirmer, comme l’avait déjà fait le philosophe anglais Berkeley il y a près de 3 siècles, que le monde n’“est” pas, il est seulement ce qu’on pense de lui ici et maintenant. On ne prétend pas, cependant, que le Connaissant n’est pas, d’une manière ou d’une autre, influencé dans sa représentation du Connu par “quelque-chose” (habituellement appelé “ce qui est”) qui serait situé à l’extérieur des propres structures connaissantes: mais l’esprit ne peut absolument rien dire sur cette influence éventuelle, puisqu’il ne peut rien exprimer d’autre que ce qu’affirme le Connaissant; c’est pourquoi ce “quelque chose” complètement inaccessible au Connaissant doit être nommé l’Inconnaissable, il ne sera jamais une partie du Connu élaboré par le Connaissant.

On ne peut donc, par définition, dresser aucun “modèle” de l’Inconnaissable. On ne peut pas dire qu’il existe ou qu’il n’existe pas, encore qu’il faille ici préciser ce qu’on entend par le mot “exister”. Avec l’approche philosophique du monde que nous venons de fournir, qui est celle de la Physique contemporaine, la définition logique de l’“existant” est encore celle de Berkeley: “exister, c’est être pensé, exister c’est être connu”: c’est donc être représentable par le Connaissant, c’est pouvoir faire partie des modèles construits par le Connaissant. Or, ce n’est pas le cas, nous venons de le voir, pour l’Inconnaissable. Cela revient encore à affirmer que le monde est fait d’une substance psychique, tout est de nature psychique, tout est Verbe finalement.

Ceci ne manque pas de souligner la profondeur de l’intuition biblique: “Au commencement était le Verbe.” Mon esprit ne peut connaître que le Verbe, et non pas, comme on aurait pu le soutenir encore au début de ce siècle, de la Matière, ou de l‘énergie.

Le Connaissant, c’est donc l’Esprit avec toutes ses potentialités.C’est dans ce Connaissant que se situe non seulement la Connaissance scientifique, mais encore toutes les sensations, les émotions, les sentiments, les intuitions dont l’Esprit est capable. C’est à l’intérieur du Connaissant que sont mises en oeuvre les quatre propriétés essentielles du psychisme, que nous examinerons tout à l’heure, et qui sont la Réflexion, la Connaissance, l’Amour et l’Acte. Ce que nous appelons le Connu est un sous-ensemble bien “formalisé” du Connaissant, dans lequel on a précisé les concepts, les définitions et les axiomes de base, et les conclusions (théorèmes) auxquels conduisent de tels prémisses. Dans le Connu se situent donc les modèles de l’Univers dressés par le Connaissant. La Science, avec ses lois de la Nature, est l’ensemble des modèles contenus dans le Contenu.

La définition d’un Inconnaissable, telle que nous l’avons donnée ci-dessus, ne doit pas laisser croire que les éons, qui sont les porteurs de l’Esprit, (et les seuls porteurs de l’Esprit) dans l’Univers, ne posséderaient pas ce que l’on nomme un monde extérieur. L’Esprit a construit un modèle du micro-univers qui le contient, et a nommé ce modèle électron-éon. Mais rien n’empêche l’Esprit de supposer qu’il n’est pas contenu dans un seul éon, mais qu’il est au contraire porté par des milliards d‘éons, et qu’il existe alors “quelque chose” de modélisable entre les éons: ceci, si cela existe, c’est ce que nous nommerons le monde extérieur. Un tel monde extérieur, par définition est donc extérieur aux éons et donc ne contient pas d’Esprit, puisque les éons sont les seuls porteurs de l’Esprit. Par contraste avec l’Esprit, qui “fait” les éons, nous dirons que la matière “fait” le monde extérieur. Nous retrouvons donc ici la dualité traditionnelle entre Esprit et Matière: la différence avec le point de vue ancien est que, ici c’est l’Esprit lui-même qui donne naissance à la Matière, par le modèle qu’il est capable de construire de la Matière. Donc, pas de matière sans Esprit. C’est ceci qui nous a conduits à affirmer que la Matière, même si elle n’est pas porteuse d’Esprit, est cependant d’essence spirituelle, elle n’est que modèle issu de l’Esprit, elle n’a aucune existence “objective” en dehors de la représentation qu’en donne l’Esprit.

Mais comment “prouver” que ce monde extérieur de la Matière existe bien? Car, à la limite, on pourrait dire plus simplement que l’Univers est seulement fait d‘éons communiquant directement entre eux par interactions virtuelles d‘éon à éon. La physique nous fournit déjà une partie de la réponse: elle nous dit que les interactions observées dans l’Univers ne sont pas uniquement des interactions virtuelles (encore nommées par les physiciens interactions faibles et électromagnétiques), mais qu’il existe aussi des interactions géodésiques. Mais, si un tel monde extérieur existe bien, alors il doit posséder des caractéristiques propres, comme des constantes physiques fondamentales par exemple, et l’on peut penser plus particulièrement ici à la constante de la gravitation qui paraît bien être propre à ce qu’on appelle le monde extérieur. Le problème de l’existence du monde extérieur est donc ramené au suivant: le modèle de l‘éon peut-il, à lui seul, fournir la valeur numérique de toutes les constantes physiques fondamentales (et, dans ce cas on pourrait très bien soutenir que le monde dit “extérieur” n’a aucune réalité “objective”, puisque l’Esprit en découvre en lui toutes les caractéristiques numériques); ou bien le modèle de l‘éon ne peut pas, à lui seul, fournir les valeurs numériques de toutes les constantes fondamentales: et dans ce cas il existe bien “objectivement” un monde extérieur aux éons, un monde de la Matière. Nous verrons, au chapitre qui suit, que tel est le cas, il n’est pas possible d’obtenir le calcul direct de toutes les constantes dites fondamentales de la physique à partir du seul modèle de l‘éon, il y a donc bien une existence “objective” du monde extérieur de la Matière, modèle dont l’“échelle” sera fournie par la valeur mesurée par l’Esprit des constantes numériques propres au monde extérieur (constante de la gravitation par exemple).

Jean E. Charon, J’ai VÉCU quinze milliards d’années.

Le psychisme électronique

Le principe de néguentropie non décroissante caractérisant l’espace invisible de l‘électron fait que le niveau d’action des photons de l‘électron ne peut pas diminuer: c’est ce phénomène de néguentropie non décroissante qui va être le principal mécanisme de l‘électron pour justifier de ses propriétés psychiques, notamment ses propriétés de mémorisation et de réflexion.

C’est le gaz de lumière qu’enferme l‘électron qui va être le support de toutes les interactions psychiques de cette particule. Nous venons déjà de voir comment les photons de ce gaz de lumière permettaient des communications «Â virtuelles » avec le monde extérieur, par échange virtuel d’impulsion entre un photon du monde électronique et un photon du monde extérieur. Mais il s’agit ici d’une propriété physique, et non psychique: c’est ainsi que les physiciens rendent compte, par exemple, de l’interaction enre deux électrons, qui se repoussent sous l’effet de ces échanges d’impulsions virtuelles (interactions électrostatiques).
Les interactions «Â psychiques sont d’un autre ordre. Nous ne devons en effet pas perdre de vue que la lumière enfermée dans l‘électron n’a pas les propriétés d’une lumière ordinaire, car elle est enfermée dans un espace où l‘évolution est néguentropique (et non entropique comme dans notre espace observable ordinaire). La lumière est ici spontanément disponible pour s’organiser sans cesse, c’est en somme la lumière nouménale de Newton et des alchimistes, par différence avec la lumière phénoménale à laquelle nous sommes habitués dans l’espace-observable qui nous entoure.

Et comment cette lumière va-t-elle s’organiser sans cesse ? Les photons de cette lumière vont continuellement pouvoir accroître leur spin. Alors que les photons de notre monde observable demeurent invariablement au spin le plus bas, c’est à dire le spin 1, dans l‘électron les photons vont pouvoir accroître leur spin, par échange virtuel de spin avec le monde extérieur. Les photons du corps électronique vont ainsi pouvoir monter aux spins 2, 3… Cette élévation de spin correspond, comme cela est bien connu, à une élévation de l’action (au sens de la Physique) associée à l‘électron, et c’est cette action totale qui, précisément, va permettre à son tour de définir le niveau de néguentropie de chaque électron, considéré individuellement. Le principe de néguentropie non décroissante caractérisant l’espace invisible de l‘électron fait que le niveau d’action des photons de l‘électron ne peut pas diminuer: c’est ce phénomène de néguentropie non décroissante qui va être le principal mécanisme de l‘électron pour justifier de ses propriétés psychiques, notamment ses propriétés de mémorisation et de réflexion. J’estime qu’il est très remarquable que se trouve ici entièrement confirmé le rôle fondamental que, intuitivement, on a toujours voulu fair jouer à la lumière dans les processus psychiques. Mais, encore une fois, il ne s’agit pas ici de la lumière ordinaire, mais d’une lumière nouménale. On trouve ici une différence analogue à celle qui prévaut pour la simple matière, suivant qu’elle se trouve évoluer à l’intérieur d’une cellule vivante, ou qu’on la sorte du corps cellulaire: dans le premier cas, les propriétés de chaque grain de matière sont telles qu’on va qualifier cette matière de vivante; dans le second ca on parlera de matière inerte. Matière vivante contre matière inerte, lumière nouménale contre lumière phénoménale, voilà les rouages essentiels du monde et de son évolution.

Ce qu’il y a sans doute encore de très remarquable, c’est que tout le formalisme mathématique permettant d‘étudier de manière précise les mécanismes de cette élévation de néguentropie existe depuis plus de 30 années déjà. Il a été plus particulièrement développé par deux physiciens français, Louis de Broglie et Marie-Antoinette Tonnelat, entre 1942 et 1955. Bien sûr, ce formalisme n‘était pas destiné à rendre compte des propriétés psychiques de l‘électron; mais il existe quand même et nous possédons donc d’ors et déjà, avec ces travaux, tout le formalisme de base permettant de poursuivre cette recherche du psychisme électronique dans les meilleures conditions. Comme si l’esprit humain avait pensé à préparer à l’avance les modes de représentation qui allaient s’avérer un peu plus tard nécessaire pour étudier un tout nouveau venu en physique: l’Esprit lui-même.

Jean E. Charon, J’ai VÉCU quinze milliards d’années.

J’ai vécu quinze milliards d’années

En complément à ses propriétés physiques bien connues, l‘électron possède des potentialités “psychiques”, mémorisant et ordonnant sans cesse son expérience vécue. On appelle “éon” cet électron “pensant” dont le niveau de psychisme s‘élève toujours plus avec le temps qui passe. Parce que je suis UN inséparable du TOUT, ma demeure est l’infini, ma durée est l‘éternité, comme l’univers entier lui-même dont je partage et porte en même temps l’aventure spirituelle.

Présentation de l‘éditeur

Je vis dans un univers dont les cosmologistes situent aujourd’hui la “naissance” à 15 milliards d’années dans le passé. Mais moi, qui vis et pense dans le présent, qu’ai-je vécu de cette “aventure” de l’univers ? Et que partagera avec moi cet univers au cours de sa longue existence dans le futur ?
Notre esprit est indissolublement lié à une particule emplissant tout l’univers, et existant depuis les débuts du monde : L‘électron. En complément à ses propriétés physiques bien connues, l‘électron possède des potentialités “psychiques”, mémorisant et ordonnant sans cesse son expérience vécue. On appelle “éon” cet électron “pensant” dont le niveau de psychisme s‘élève toujours plus avec le temps qui passe. Parce que je suis UN inséparable du TOUT, ma demeure est l’infini, ma durée est l‘éternité, comme l’univers entier lui-même dont je partage et porte en même temps l’aventure spirituelle. Je suis dans l’univers. Je suis l’univers.
Jean E. Charon montre comment ces notions nouvelles, appuyées sur les données récentes de la science, modifient l’approche que nous pouvons avoir de notre propre corps et de notre relation avec les autres. Les idées jungiennes sur l’inconscient prennent ici toute leur force.
Ce livre annonce la venue d’une véritable “nouvelle espèce” humaine, avec un regard neuf sur l‘éducation de soi, la santé de soi, l’harmonie entre soi et tous les autres.
J’ai vécu quinze milliards d’années complète la trilogie commencée avec L’Esprit, cet inconnu et Mort, voici ta défaite.

La psychomatière

  • Il faut quand même séparer les choses en deux. Ma priorité est de développer ce qu’on appelle “ un modèle “ en physique, pour expliquer comment est faite la Matière, que j’appelle “ la psychomatière “. Car c’est quelque chose qui est matériel et qui est aussi de l’esprit. J’ai voulu pendant ces années décrire un modèle de la psychomatière, un peu comme ce que faisait Teilhard de Chardin lorsqu’il parlait du dehors et du dedans des choses. J’ai proposé un modèle qui représente à la fois la partie Matière et la partie Esprit.
  • De plus en plus, je crois que cet Univers est sacré, mais je sens que l’objectif de cet Univers est de se faire connaître d’abord. De le connaître en l’approchant, en le touchant et, par conséquent, d‘étendre notre connaissance de cet Univers, ce qui n’est pas, pour moi, opposé à la notion de sacré. Puis, en étendant la connaissance de cet Univers, je crois que je me fusionne avec lui de plus en plus. Cela rejoint sans doute votre idée d’approcher l’Univers comme quelque chose de sacré.
  • La pensée paradoxale, c’est quelque chose qu’on définit comme étant singulier mais, en même temps, on ne peut pas la séparer de l’ensemble de l’Univers. On va essayer d‘étendre notre définition, contrairement à ce qu’on fait dans tout autre raisonnement où “ a “ ne peut être que “ a “ et “ b “ ne peut être que “ b “.
  • La particule ne meurt pas mais encore faut-il expliquer comment est composée la particule. Qu’est-ce que ça veut dire “ qu’elle ne meurt pas “? On sait que le corps meurt, que toutes les liaisons qui existent se défont, puis ensuite ces particules se retrouvent dans le cosmos en particules individuelles. Il faut vraiment essayer de voir s’il existe quelque chose qui demeure ensuite.
  • Il faut bien imaginer que les particules, lorsqu’elles sont retournées au cosmos, ne sont plus liées comme elles l‘étaient auparavant dans le corps. Mais, à mon sens, je sens que ces particules sont réparties dans tout le cosmos, de sorte qu’elles échangeraient encore quelque chose… comme si une sorte de vivant subsisterait, mais très différent du vivant que l’on connaît.
  • Je crois aussi que ce qui est très important, et qui se dégage de plus en plus c’est que nous sommes faits d’une partie réelle, anthropique, qui se démolit, se défait et d’une autre partie, qui est justement l’esprit, partie imaginaire, qu’on appelle néganthropique, qui marche vers l’ordre consensuel, si vous voulez, mais qui ne peut pas régresser. Je pense que cette information va se préciser dans les années qui vont venir et, de plus en plus, on va s’appuyer sur une nouvelle connaissance de l’Univers.
  • Le sentiment qui se dégage de plus en plus chez moi est que je vis une aventure où je fusionne avec le Tout. Je me sens participer à l’aventure de l’Univers, je me sens fusionné avec l’Univers entier.
  • Je sens qu’il y a des notions tellement essentielles que j’aimerais exprimer que cela devient presque impossible chez moi d’expliquer les choses, et aussi clairement que je l’aurais fait auparavant.

Extrait de l’interview de Jean E. Charon par Jacques Languirand, site web.