Atma-Bodha, La Conscience du Soi

Étant autre que le mental, je suis libre de peines, attachements, méchanceté, craintes, etc. “En vérité sans souffle et sans mental, il est pur” dit l‘Écriture.

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1. Atma-Bodha, Traité de la Conscience du Soi, est composé pour ceux qui, purifiés par les actes d’austérité, sont calmes, libres de désirs, aspirent à la Libération et dignes d’approcher le Soi.

2. La Conscience du Soi est la seule voie de Libération, comme le feu est indispensable pour cuisiner. Sans connaissance, il n’y a pas d‘émancipation.

3. L’action ne peut pas détruire l’ignorance, car elle n’est pas son opposée. C’est la connaissance qui détruit véritablement l’ignorance, comme la lumière détruit l’obscurité profonde.

4. L’ignorance nous fait paraître limités, lorsqu’elle est détruite le Soi, unique, se révèle véritablement par lui-même, comme le soleil lorsque les nuages s‘éloignent.

5. La pratique constante de la conscience purifie le Jivatman, entaché d’ignorance qui disparaît, comme le fruit du Kataka purifie l’eau.

6. Le monde (samsara) plein de désirs et aversions, est comme un rêve. Il paraît réel dans sa durée mais disparaît dès que l’on est réveilllé.

7. Le monde (Jagat) apparaît comme réel aussi longtemps que Brahman n’a pas été réalisé comme le support de toute chose, comme la nacre paraît de l’argent.

8. Comme des bulles dans l’eau, les mondes émergent, existent et se dissolvent dans le Soi suprême qui est la cause matérielle et le support de toute chose.

9. Le monde est une projection de l’imagination sur le support qu’est Vishnou, l‘Éternel Omnipénétrant, dont la nature est Existence-Conscience, comme des bijoux tous en or.

10. Comme l’espace, Omniprésent, paraît différent selon les divers conditionnements, de même l’Omniprésent paraît multiple avec les divers conditionnements et devient une par leur destruction.

11. Lorsque l’Atman est associé à divers conditionnement se superposent, les castes, couleurs, positions, seulement comme le goût et la couleur à l’eau.

12. Le corps grossier, fait des 5 éléments auto-divisés par 5, et lieu des expériences de souffrance-plaisir, est déterminé par les actions passées (karma).

13. Le corps subtil, autre instrument d’expérience, est fait des 5 pranas, manas, buddhi, des 10 indriyas, combinés avec les grands éléments avant leur division par 5.

14. Le corps causal est sans commencement, inconnaissable, indescriptible. Il faut saisir que l’Atman est autre que ces trois corps.

15. Par identification avec les 5 gaines, l’Immaculé Atman, leur paraît identique, comme un cristal peut prendre la couleur d’un vêtement bleu.

16. Il faut séparer le Pur Atman des gaines par la réflexion logique, comme on sépare le riz de la balle et du son.

17. L’Atman, quoique omnipénétrant, ne brille pas partout, il ne se manifeste que dans la Buddhi, comme un reflet dans un miroir sans tâche.

18. L’Atman est distinct du corps, des sens, de mental et de la buddhi, comme un roi l’est de ses sujets, et il est le témoin du fonctionnement de toute cette matière (praktiti).

19. L’Atman semble être actif quand fonctionnent les organes des sens, comme pour les gens sans discernement la lune semble bouger lorsque courent les nuages.

20. Le corps, les sens, le mental et l’intellect dépendent de l‘énergie vitale de la conscience (Atman Chaitanya) pour leurs activités respectives, comme les hommes dépendent de la lumière du soleil.

21. Par manque de discrimination, on surajoute au pur Atman (Sat Chit) les qualités des corps, gunas et karma, comme on attribue au ciel la couleur bleue et ce qui lui ressemble.

22. Les qualités d’agent, qui appartiennent au seul mental, sont attribuées au Soi par ignorance, comme la lune paraît trembler dans l’eau.

23. Attachement, désir, plaisir, douleur sont perçus lorsque le mental ou l’intellect fonctionnent, ils ne le sont pas dans le sommeil profond quand le mental n’existe plus, donc ils ne sont pas de l’Atman.

24. Comme la nature du soleil est luminosité, de l’eau fraîcheur, du feu chaleur, la nature de l’Atman est Réalité, conscience, félicité, éternité et pureté;

25. Le “je sais” fonctionne sans discriminer la Lumière de la conscience et l’activité de l’intellect.

26. L’Atman ne fait jamais rien, la buddhi ne peut pas expérimenter le “je sais”. Notre individualité croit faussement être à la fois celui qui voit et celui qui sait.

27. Celui qui s’identifie à l‘égo prend peur comme celui qui prend une corde pour un serpent. Il est sans peur quand il a compris qu’il est le Soi suprême.

28. L’Atman éclaire l’intellect et les organes des sens, comme une lampe des pots car ces objets inertes ne peuvent pas s‘éclairer eux-mêmes.

29. Comme une lampe n’a pas besoin d’une autre lampe pour éclairer sa lumière, l’Atman, qui est la connaissance même, n’a besoin d’aucune autre connaissance pour savoir.

30. Les aphorismes védiques sur l’unicité de l‘âme individuelle et de l‘âme suprême se fondent sur les néti, néti (ni ceci ni cela) des écritures.

31. Les corps, jusqu’au corps causal, sont des objets perçus aussi périssables que des bulles. Réalisez que vous êtes le pur brahman complètement séparé d’eux.

32. Parce que je suis autre que le corps, je ne suis pas soumis à la naissance, au vieillissement, à la sénilité et à la mort. Sans organes des sens, je ne suis pas les perceptions des sons, goûts…

33. Étant autre que le mental, je suis libre de peines, attachements, méchanceté, craintes, etc. “En vérité sans souffle et sans mental, il est pur” dit l‘Écriture.

34. Sans attribut et sans action, éternel (nitya), inaltéré (nirvikalpa), immaculé, sans changement, sans forme, libéré à jamais, pur pour toujours.

35. Comme l’espace, je remplis toute chose au-dedans comme au-dehors. Immuable, toujours pareil, pur, sans lien, immaculé, immobile.

36. En vérité, moi seul suis ce suprême Brahman éternel, pur, libre, un, félicité totale, non-duel et ma nature est réalité, connaissance, infini.

37. La répétition constante de “Je suis Brahman” détruit l’ignorance et l’agitation qui en découle, comme la médecine détruit la maladie.

38. Assis dans un endroit solitaire, libéré de désirs et contrôlant les sens, méditez avec une attention constante sur le Soi unique et sans limitation.

39. Par sa vision, le sage devrait totalement immerger dans l’Atman la totalité du monde des objets et penser constamment au Soi, comme au ciel immaculé.

40. Après avoir rejeté toute forme, couleur … celui qui a réalisé l’Absolu demeure dans sa commune incarnation de la Conscience et de la Béatitude infinies.

41. Dans le Soi suprême s’unifient “celui qui connaît”, la connaissance et l’objet connu, par sa nature de connaissance et de félicité, il brille par lui-même.

42. Comme le feu dans le creuset de la contemplation intérieure jaillit la flamme de la connaissance qui réduit en cendres notre ignorance.

43. Comme le dieu de l’aurore (Aruna) a déjà détruit l’obscurité universelle avant que le soleil se lève, de même pour le Soi.

44. L’Atman est une réalité omni-présente, l’ignorance empêche de le réaliser, à la disparition de l’ignorance c’est comme le collier, que l’on croyait perdu et qui était autour du cou.

45. Comme un poteau pris pour pour un homme, ainsi par erreur le Brahman est pris pour l’individu (jiva). A la réalisation du jiva comme étant le Soi, l‘égo est dissous.

46. En expérimentant la nature véritable du soi par la prise de conscience, l’igorance de dire “je et mon” est détruite, comme une erreur de direction.

47. Le Yogi totalement réalisé voit par son “oeil-de-sagesse” l’univers entier à l’intérieur de son propre Soi et considère tout comme son propre Soi.

48. L’univers entier est l’Atman, il n’y a rien en dehors de lui, l‘âme éclairée le voit comme elle voit la même argile dans tous les pots et cruches …

49. L’homme véritablement libéré abandonne ses convictions antérieures et retrouve sa nature de Sat-Chit-Ananda, comme la nymphe redevient une abeille.

50. Après avoir traversé l’océan des illusions et tué les monstres du désir-répulsion, le Yogi, uni à la paix, brille de sa propre lumière et repose en lui-même (Atmaram).

51. Après avoir renoncé aux attachements du monde extérieur, satisfait de sa félicité intérieure, il rayonne comme une lampe placée à l’intérieur d’un vase.

52. Bien qu’associé aux enveloppes (upadhis) le contemplatif qui sait, sans attachement est libre de tout lien comme le vent dans l’espace.

53. Lors de la destruction des upadhis, le contemplatif est totalement absorbé dans l’esprit omni-pénétrant (Vishnou), comme l’eau dans l’eau, l’espace dans l’espace, la lumière dans la lumière.

54. Une fois réalisé que cela est Brahman, il n’y a rien d’autre à atteindre, pas d’autre béatitude que la béatitude, pas d’autre connaissance que la connaissance.

55. Ainsi réalisez que Cela est Brahman, alors ceci vu, rien d’autre à voir, devenu ceci plus d’autre réincarnation, ceci connu rien d’autre à connaître.

56. Réalisez que Cela est Brahman, Sat-Chit-Ananda, Absolu, non-duel, Infini, Eternel, Unique, remplissant tout chose en dessus, en dessous et sur les cotés.

57. Réalisez que cela est Brahman, Non-duel, indivisible, Unique, Bienheureux, comme indiqué par le Védanta à l’aide du processus de négation.

58. Brahma et les autres dieux ne goûtent qu’une parcelle de Brahman, dont la nature est la béatitude illimitée, ils n’ont qu’une félicité proportionnelle.

59. Tous les objets sont pénétrés par Brahman, toutes les actions ne sont possibles que par Lui, il imprègne tout comme le beurre dans le lait.

60. Réalisez que cela est Brahman, ni subtil ni grossier, ni court ni long, sans naissance ni changement, sans forme, qualité (guna), couleur et nom.

61. Cela, par la Lumière de qui sont éclairés le soleil et la lune, et par qui seul tout cet univers brille, réalisez que c’est Brahman.

62. Habitant l’univers entier au dedans et au dehors, le Suprême brahman brille par lui-même, comme le feu imprègne le fer chauffé au rouge et le rend incandescent.

63. Brahman est autre que l’univers, mais il n’existe rien qui soit autre que Brahman, si quelque chose le paraît c’est une illusion et un mirage.

64. Tout ce qui est perçu et entendu est Brahman et rien d’autre. Accédant à la connaissance de la Réalité, on voit ce Brahman non-duel, Sat-Chit-Ananda.

65. L’Atman, pure Conscience, qui est partout présent, n’est perçu que par le seul oeil-de-sagesse, celui dont la vision est obscurcie par l’ignorance ne le voit pas, comme l’aveugle ne voit pas le brillant soleil.

66. Le Jiva libre de toute impureté, chauffé au feu de la connaissance, embrasé par l’audition des Ecritures, brille de lui-même comme l’or.

67. L’Atman, soleil de la connaissance, qui se lève au ciel du coeur, dissipe l’obscurité de l’ignorance, pénètre et soutient tout, brille et fait tout briller.

68. Celui qui, renonçant à toute activité, adore son propre Atman, libre de toute limitation de direction, temps et espace, présent partout, détruisant le froid et le chaud, Béatitude éternelle et sans tâche, celui-là devient Omni-connaissant, Omni-pénétrant, Immortel.

Traduction nouvelle par Marc Alain Descamps.

Source : europsy.org

5 thoughts on “Atma-Bodha, La Conscience du Soi”

  1. Si vous prétendez vouloir pratiquer le Zen, il est impératif que vous passiez à travers les barrières de vos propres limites. Si vous voulez réaliser quelque chose, il est fondamental que vous tranchiez la racine de votre propre esprit. Si vous n’arrivez pas à trancher cette racine, vous resterez comme des fantômes.

    Maître Munmon

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  2. « Jouer avec diverses approches peut être la conséquence d’une résistance à la pénétration à l’intérieur, de la peur d’être contraint d’abandonner l’illusion d’être quelque chose ou quelqu’un en particulier. Pour trouver de l’eau, il ne faut pas creuser de petits puits partout, mais creuser profondément à un seul endroit. »

    Nisargadatta Maharaj

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  3. “Et nous, spectateurs qui toujours, regardons les choses, et jamais Ce qui regarde. Qui nous a donc retournés comme cela?”

    Rainer Maria Rilke

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  4. NEUROSCIENCES : “Parle à mon corps, ma tête est ailleurs”

    Dans une expérience de réalité virtuelle, des sujets, trompés par leur cerveau, ont localisé leur moi hors des limites de leur corps. Le concept de conscience de soi aurait ainsi une composante biologique, et pas seulement psychique.
    S‘élever vers le plafond. Puis voir son propre corps “de l’extérieur”, depuis le dessus. Ou ressentir la présence de son double, à l’image du protagoniste de Guy de Maupassant dans Le Horla. Bref, avoir l’impression que son “moi” s’extrait de son enveloppe charnelle”¦ Une personne sur dix vivrait un jour ou l’autre une telle expérience dite “hors corps” (out of body experience ”“ OBE ”“ en anglais).

    A l’aide de technologies de réalité virtuelle, deux équipes de scientifiques, dont l’une à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), ont en partie reproduit cette sensation en laboratoire. Leurs travaux, publiés aujourd’hui dans la revue Science, contribuent à expliquer un phénomène longtemps attribué à l’imagination ou au paranormal. Ils permettront d‘étudier sous un jour nouveau le concept encore mal défini de conscience de soi.

    Une telle sensation de décorporation a été relatée surtout chez des patients avides de drogues, souffrant d‘épilepsie ou d’attaques cérébrales, voire ayant subi un traumatisme grave, tel un accident de la route. Sur la base d’observations cliniques, la médecine l’attribuerait à un dysfonctionnement d’une partie du cerveau : pour créer une image mentale pertinente du corps dans l’environnement, la jonction temporo-pariétale recueille les influx des systèmes visuel, tactile et vestibulaire (en lien avec l‘équilibre), ainsi que des données proprioceptives ”“ qui informent sur les mouvements des parties du corps les unes par rapport aux autres. Que cette aire cérébrale ne remplisse plus sa fonction, et le lien inextricable entre le corps et le “soi” peut être perturbé. C’est cette même unité qu’Olaf Blanke, neurologue à l’EPFL et aux Hôpitaux universitaires de Genève, et ses assistants, Bigna Lenggenhager et Tej Tadi, ont tenté de chahuter, sur des “cobayes” sains.

    Dans leurs expériences, un sujet voit dans un casque une image tridimensionnelle prise par une caméra placée deux mètres derrière lui, tantôt de son corps, tantôt d’un mannequin. La silhouette observée se fait alors frotter le dos avec un bâton. Dans le même temps, l’expérimentateur fait glisser un objet sur l‘échine du sujet, et cela tantôt de manière synchrone à ce qu’il voit, tantôt de façon asynchrone. Résultat : dans le premier cas, le sujet a fortement tendance à associer le corps observé ”“ le sien ou celui du mannequin ”“ à son propre corps.

    Mais voilà le plus intéressant : au terme des séances, les chercheurs masquent les yeux des sujets, les reculent puis leur demandent de retourner à leur place. Ceux-ci s’approchent systématiquement de l’endroit où se situait leur corps virtuel ou le mannequin. Tandis qu’un “cobaye” n’ayant pas fait le test des images retourne à son point de départ, voire s’arrête avant. “Autrement dit, les sujets ont projeté leur ‘soi’ sur l’image du corps visualisé”, résume Olaf Blanke. Qui explique : “Dans les cas synchrones, ils sentaient dans leur dos exactement la stimulation tactile qu’ils voyaient devant eux sur leur corps ou sur le mannequin. Cela génère un conflit multisensoriel ”“ visuel versus tactile ”“ dans les aires du cerveau censées intégrer les informations reçues. Un conflit qui semble casser, chez les sujets, l’unité spatiale entre leur corps et leur ‘moi’.”

    Le professeur en convient, ces travaux ne simulent pas encore une décorporation complète (OBE) ; aucun des sujets ne décrit d’ailleurs ce qu’il a vécu comme tel. Ni une expérience de “mort imminente”, dans laquelle la personne a l’impression de se désincarner en plus de voir une lumière blanche. “Toutefois, la plupart des sujets ont, durant l’expérience, localisé leur ‘moi’ à un autre endroit que dans leur corps, puisqu’ils n’ont pas regagné exactement leur position d’origine.”

    Cette conclusion est confirmée dans l’autre étude, menée par Henrik Ehrsson au University College de Londres. Le protocole d’expérience est quasi identique, à la différence que le sujet n’est pas déplacé après l’expérience. Au lieu de cela, les chercheurs menacent le corps virtuel avec un marteau, tout en mesurant la conductance de la peau, reflet des réponses émotionnelles telles que la peur. Et là, même constat : le sujet craint les coups assenés. Ce qui signifie qu’il réagit comme si sa conscience avait quitté son corps physique et investi son corps virtuel. Plus que reproduire une OBE dans le détail, l’objectif d’Olaf Blanke était de développer une méthode expérimentale pour étudier les liens spatiaux entre le corps et la conscience de soi : “D’après nos résultats, le cerveau est fortement impliqué dans le fait que chacun ressent que son ‘moi’ est situé dans son corps. Cela démontre qu’il existe dans la conscience de soi aussi une composante biologique, basique et automatique.” Et donc pas uniquement psychique, mentale et verbale comme l’a résumé Descartes dans son fameux ‘Cogito ergo sum’ (Je pense donc je suis). La vision jouant dans ces mécanismes cérébraux un rôle prépondérant par rapport au toucher, les chercheurs ont même intitulé leur article ‘Video ergo sum’ (Je vois donc je suis). “La représentation multisensorielle, surtout visuelle, du corps entier dans le cerveau joue donc un rôle essentiel dans la construction du ‘moi’, à côté bien sûr de l’aspect cognitif”, appuie Olaf Blanke.

    Pour Patrick Verstichel, neurologue au Centre hospitalier intercommunal de Créteil, au sud de Paris, cette étude est intéressante : “Pour tenter de définir ce concept qu’est la conscience de soi, nombre de travaux ont été menés dans le domaine du psycho-verbal. Là, pour la première fois, c’est la perception du corps qui est utilisée. Si l’on parvient à décrire ce qu’est la conscience de soi sur le plan biologique, ce sera une avancée majeure, cruciale pour la connaissance de l’esprit. Ces deux études font un grand pas dans cette direction.”

    Olaf Blanke ne compte pas en rester là : “On pourrait mener la même expérience de réalité virtuelle sur des primates, pour étudier leur conscience de soi.” Mais le neurologue envisage surtout de tirer profit de cette nouvelle méthode pour étudier les bases d’autres phénomènes, telles les hallucinations, ou des maladies psychiques comme la schizophrénie.

    De son côté, Henrik Ehrsson imagine des applications industrielles : “Cette technique est un moyen de se projeter soi-même, une forme de téléportation. Si nous pouvons projeter des gens dans des personnages virtuels, et faire qu’ils ressentent les choses comme s’ils étaient vraiment dans une version virtuelle d’eux-mêmes, les jeux vidéo pourraient par exemple entrer dans une nouvelle ère.”

    Olivier Dessibourg
    Le Temps

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